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Chili

Vue sur les Monts Juriques et Licancabur à la frontière Chili - Bolivie

Le Chili était le premier pays d’Amérique du Sud au programme et nous l’attendions avec impatience. Slimen rêvait d’y aller depuis toujours, Sarah y a vécu en 2014 et 2015. Autant vous dire que l’excitation était à son comble.

 

Nous avions prévu de passer deux mois dans le pays avec plus de quatre semaines en Patagonie. Nous souhaitions notamment faire le trek W de la réserve nationale Torres del Paine : une randonnée de quatre jours dans un décor grandiose.

 

 Les choses ne se sont finalement pas passées comme prévu..

 

Arrivés le 12 septembre à Santiago, soit quelques jours avant le commencement des fêtes nationales, nous avons été contraints de rentrer en France une dizaine de jours plus tard. Nous avons en effet appris un décès dans la famille proche.

 

 

Un mois plus tard, nous revenions au Chili. Mais c’était sans compter cette fois sur les manifestations démarrées quelques jours plus tôt. Notre vol a alors été décalé au 30 octobre. Décidément … !  Nous avons hésité sur le comportement à suivre. Continuer notre périple malgré la crise ? Changer d’itinéraire ? Nous avions tous les deux besoins de repartir en voyage et surtout de changer d’air. Nous avons donc opté pour la deuxième option.

Et c’est vers le nord du Chili que nous nous sommes rendus : au programme le désert d’Atacama.

 

Voici notre itinéraire complet au Chili - en deux parties.

 

SANTIAGO DU CHILI

C’est dans la capitale : Santiago, que nous avons atterri.

Sarah y a vécu à deux reprises. L'excitation était donc à son comble à l’arrivée. Nous avons eu la chance de nous faire récupérer par notre ami Alvaro et déposés à notre airbnb. Trop dur la vie .. !

 

Santiago qu’on se le dise n’est pas la plus belle capitale d’Amérique du Sud. Elle n'est pas non plus la plus dépaysante. Pourquoi ? La ville est relativement moderne, grande et polluée.

Il y a pourtant largement de quoi y passer deux, trois jours et s’imprégner de la langue, réputée pour être l’espagnol le plus difficile d’Amérique du Sud ! (Cachai hueon ?)

 

La particularité de la ville est d’être localisée dans une plaine entourée par la cordillère des Andes. Partout ou le regard se porte, on aperçoit la chaîne de  montagnes - sauf lorsque la pollution la rend difficile à distinguer. 

 

La ville est organisée en un grand nombre de quartiers. Ceux à retenir et visiter sont : 

Sarah, centre de Santiago

Bellavista :

Quartier populaire très coloré et touristique, il est séparé du centre par le rio Mapocho. On y trouve quantité de bars, restaurants - faites un tour à patio bellavista - et soirées. A faire en journée :  

  • la maison de Pablo Neruda appelée La Chascona 

  • Cerro San Cristobal : une grande colline sur laquelle on peut se balader mais aussi trouver des activités telles que : le zoo de Santiago, une piscine, un téléphérique. Notre conseil : prenez le funiculaire (ça grimpe !) et contemplez la vue à 360° sur la ville. Ensuite marchez jusqu’à la chapelle puis la statue de la Vierge. Un endroit atypique.

 

Centro :

Le centre est une zone très hétéroclite. D’un côté un quartier résidentiel (entre Santa Isabel et Santa Lucia), de vieilles échoppes en tôles, des marchands de rue et des tours d’habitations ultra modernes. De l’autre, le centre névralgique de la capitale :  tout à la fois quartier d’affaire avec bureaux d’entreprises et institutions gouvernementales, musées, parcs. A faire :

  • Le Cerro Santa Lucia et son joli parc, 

  • Palais de la Moneda

  • Plaza de Armas. Ce coin très aisé rappelle un mélange entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

  • Musée de l’art pré-colombien

  • Les grandes artères du quartier entre bâtiments d’affaires, petits restaurants et magasins.

  • Aller manger des empanadas au Mercado Central 

  • Le marché typique de la Vega pour les fruits et légumes

Vue sur la ville depuis le Cerro San Cri

Vue depuis le Cerro San Cristobal

Lastarria :

A proximité du Cerro Santa Lucia se trouve Lastarria. Sur quelques rues se dégage une atmosphère hipster / bohème, très comparable à l’Europe. Cafés, restaurants, boutiques d’artistes, brocantes viennent compléter le tableau. Les prix sont sensiblement les même que chez nous. Attention c’est cher pour le chili (10-20€ un plat au restaurant, 5-7€ un verre d’alcool en terrasse…)

  • Brunch au « Wonderland Café » pas donné mais très très bon !

 

Barrio Yungai : 

Ce quartier populaire abrite de très nombreuses demeures coloniales.

À faire : 

  • Déambuler à la recherche des maisons d’époque

  • Visiter / Manger à la Peluqueria Francesa : un lieu tenu par des français au 19e siècle et faisant office de restaurant, salon de coiffure et musée.

  • Visiter le musée de la mémoire et des droits de l’homme

 

Providencia :

Un des quartiers aisés de Santiago. On y trouve notamment la Plaza Baquedano et le mall Costanera Center ou vous trouverez absolument tout type de boutiques et de fast-food. A voir :

 

  • le très mignon passage La Villa (Paseo La Villa).

 

Las Condes et Vitacura (Sanhattan) :

les quartiers les plus chics de Santiago. Les boutiques de luxes côtoient des habitations ultra modernes et un quartier d’affaire. A faire :

 

  • Se promener dans le magnifique Parque Bicentenario.

Vue sur le Costanera Center, Paseo La Villa

Nos bons plans : 

 

  • Si vous aimez les sushis sachez que les chiliens en raffolent. Les restaurants proposent tous les jours des promotions différentes, ce qui permet de bien s’en sortir avec beaucoup beaucoup de sushis (60 par exemple…!) Si l’on ajoute le fait qu’ils sont deux fois plus gros qu’en France… hum bon appétit !
     

  • Venir pour le week-end des Fiestas Patrias (18 et 19 septembre). Une autre ambiance ! Nous avons vu la ville sous un jour très festif avec musique, danseurs de rue, marchés et « Fondas » : sorte de foire avec stands de boissons, nourritures, quelques manèges.
     

  • Goûter empanadas, pastel de choclo (gratin au mais), Terremoto (alcool très sucré qui monte vite à la tête) et Michelada (bière dans laquelle on ajoute du jus de citron et des épices)
     

  • Boire une bière sur l’un des nombreux rooftops de la ville.

 

CAJÒN DEL MAIPU

Maipu

A proximité de Santiago (30 min de route) se trouve un canyon permettant de belles randonnées. Lieu de sortie nature pour les habitants de Santiago le week-end, c’est un endroit idéal pour camper, marcher, faire du canoë ou une balade à cheval. Il s'agit d'un premier contact idéal avec la Cordillère des Andes.

Nous y sommes allés pour un après-midi avec Alvaro : balade, déjeuner, pause à la rivière.

 

CURACAVI

Les fiestas patries sont un moment fort pour les chiliens. Le 18 et 19 septembre de chaque année on célèbre la fête nationale en famille et entre amis. Au programme : Cueca (danse chilienne), empanadas, alcools (terremotos, bière, pisco sour) et surtout asados !

 

Les asados ne sont autre que des barbecues pendant lesquels on déguste des pièces de boeuf à faire pâlir nos barbecues du dimanche … Les hot-dogs au chorizo sont aussi légions.

 

Nous avons eu la chance de prendre part à l’un d’entre eux. Et avons découvert à quel point la cuisson de la viande est un travail minutieux.

 

En effet sur la route d’Algarrobo, où nous devions passer quelques jours, nous nous sommes arrêtés dans la résidence secondaire d’une famille chilienne. Ce qui ne devait être qu’une courte visite est devenu un après-midi puis une soirée pour, enfin, nous voir repartir le lendemain matin. 

 

Le cadre était extraordinaire, une très belle villa avec des points de vue à couper le souffle sur la vallée.

 

C’est ici que nous avons dégusté la meilleure viande de notre vie… ! Une expérience unique puisque nous avons vécu les fêtes chiliennes de l’intérieur avec les membres d’une famille. Un moment fort de notre voyage au Chili ! 

Vue sur le jardin de la maison à Curacavi

 

ALGARROBO

Corniche d'Algarrobo

Le lendemain, nous prenions la route pour Algarrobo. C’une station balnéaire de la côte pacifique, située entre San Antonio et Valparaiso. Nous y avons passé quatre jours dans la petite maison secondaire - sur pilotis !- de la famille d’Alvaro.

Nous avons été rejoint par Maria-Jesus et Vicente, une amie chilienne et son copain vénézuélien.

 

Au programme : balades en bord de mer, notamment le long de la « Playa el Canelo » et de la « Playa Los Tubos » toutes deux magnifiques mais aussi dégustation d’Empanadas près de la capitainerie et coucher de soleil du haut de la « Peninsula Pajaros Ninos ».

 

Le soir après le repas - Vicente nous a d’ailleurs préparé de délicieuses Arepas vénézueliennes - nous tentions de nous réchauffer en jouant à la bataille norvégienne. Il fait très froid au Chili en Septembre sur la côte et le chauffage est inexistant !

 

Ces quelques jours au bord de l’eau, dans un cadre simple et beau à la fois, nous ont permis de faire une excellente transition entre l’agitation de Santiago et la nature que nous nous apprêtons à découvrir. Après avoir été déposé sur la bonne route et avoir dit au revoir à nos amis chiliens, nous avons fait du stop direction Valparaiso. 

Alvaro et Sarah
Maria Jesus

Alvaro et Sarah

Maria Jesus

 

VALPARAISO

Vue sur la ville de Valparaiso

Après avoir embarqué avec un groupe d’étudiants de retour à Vina del Mar (ville jouxtant Valparaiso) nous arrivons à bon port.

 

Notre auberge tenue par une française est très agréable. Après une soirée de repos, nous nous apprêtons à visiter la ville - que Sarah connais déjà - le lendemain.

 

Malheureusement à notre réveil la nouvelle d’un décès dans la famille nous parvient. La journée sera donc passée entre choc, organisation pour notre rapatriement et petite balade dans la ville pour changer d’air…

 

Le lendemain matin nous retournons à Santiago, direction la France. Nous y resterons un mois entre Salon de Provence, l’Algérie et l’Alsace.

Escalier Fischer, Valparaiso

Maison, Valparaiso

 

CALAMA

Slimen dans Calama

Slimen dans Calama

Nous devions repartir le 24 octobre, sauf qu’entre temps des manifestations ont éclaté au Chili. L’écart de revenu entre les classes supérieures et les classes populaires étant l’un des plus important au monde, ces dernières ne parviennent plus à vivre décemment. La hausse du prix du métro de 3% a mis le feu au poudre. Nous avions bien senti ces difficultés lors de notre premier passage au Chili (Sarah l’avait déjà pressenti en 2014 lors de son échange universitaire). Nos pensées vont donc à nos amis chiliens et au peuple tout entier qui se bat pour plus d’équité. Nous ne pouvons qu’être fiers de leur courage et du combat qu’ils mènent, près d’un million de personnes dans la rue et des manifestations qui grossissent de jour en jour. 

 

Nous repartons donc le 30 octobre avec un itinéraire modifié. Arrivés le 31 à Santiago, nous enchainons par un vol pour Calama avec la compagnie Sky. Au moment de récupérer nos bagages, surprise… le sac de Slimen est totalement déchiré. Le personnel de la compagnie ne fait preuve d’aucune empathie et se contente de nous renvoyer vers son service central. Nous rejoignons donc notre auberge avec un sac hors d’usage. Notre arrivée correspondant avec la Toussaint, nous ne savons pas si nous pourrons racheter un sac avant de prendre la route pour San Pedro. 

 

Le lendemain, nous nous rendons au mall de la ville et trouvons par miracle une boutique de sport proposant des backpacks. Il ne reste plus qu’à écrire au service client de la compagnie pour réclamer le remboursement. À l’heure où nous écrivons, près de deux semaines plus tard, nous n’avons toujours aucune nouvelle de Sky…

En dehors de cet incident, Calama est plutôt agréable. Avant notre départ, nous avions lu des commentaires assez alarmants sur la ville. Moche, glauque voire pas très sûre, nous avions un énorme apriori. Pour être honnête, il n’y a pas grand chose à faire là-bas. Cela dit, certaines rues sont assez mignonnes et on ne s’est pas senti en insécurité. Nous avons même assisté à un défilé d’halloween où les déguisements étaient pris très au sérieux. Si vous devez passer par là pour rejoindre San Pedro n’ayez crainte c’est une ville comme les autres, elle n’est juste pas très touristique. 

 

Le 1er novembre, nous prenons le bus pour San Pedro. Après avoir fait quelques agences, nous réservons un billet pour 13h30. En arrivant à la station de bus, on nous dit - en français - de faire attention à nos sacs. Un groupe de trois français vient de se faire voler. La discussion s’engage et nous apprenons à faire la connaissance de Pierre - la victime du vol -, Pettan et Luca. Attention Spoiler : nous allons faire un bout de chemin ensemble !

 

SAN PEDRO DE ATACAMA

Arrivés à San Pedro, nous nous rendons à l’auberge réservé. Simple mais efficace. Puis découverte du village. Nous retombons nez à nez avec les trois français de Calama. Le feeling passe décidément bien : après un verre nous décidons de partager ensemble la voiture de location préalablement loué et de suivre l’itinéraire de trois jours prévu par Sarah. Si vous allez à San Pedro, le voici ! 

 

Jour 1 : 

 

Vallée de la lune tôt le matin, puis Vallée de la mort. Avantage : les agences s’y rendent majoritairement dans l’après-midi. Le prix est aussi plus faible le matin et nul besoin de réserver son entrée à l’avance. Idem pour la vallée de la mort.

 

Lagunas Escondidas de Baltinache : 7 lagunes salées d’un bleu translucide. Encore plus salée que la mer morte, c’est une expérience à ne pas manquer !

Dune de sable, vallée de la lune

Jour 2 : 

 

Lagunas Altiplanicas : Perchée à + 4000m d’altitude, ces deux lagunes sont des bijoux de la nature. Le mieux est de s’y rendre le deuxième ou troisième jour, pour avoir le temps de s’acclimater à l’altitude.

 

Village de Socaire : Socaire est un petit village sur la route. Son église en terre cuite ne manque pas d’intriguer … ! Village quasi désert : les hommes travaillent majoritairement dans les mines et partent la semaine, on y croise quelques femmes et vieillards. 

 

Si nous nous y sommes arrêtés rapidement à l’aller, nous avons été contraints d’y retourner rapidement. En effet en altitude l’essence est descendu très rapidement … A moins de la moitié du plein nous n’étions vraiment pas confiants sur notre capacité à retourner à San Pedro…. Coup de stress en plein désert. Finalement c’est au bidon et tuyau que des habitants nous ont rajouté de l’essence. Ouf ! 

 

Lagune Chaxa : Cette lagune particulière rappelle quelque peu les marais salants. D’énormes quantités de sel, une eau peu profonde et des flamants roses à perte de vue se délectant de microorganismes et micro crevettes. Le soleil tape très très fort à cet endroit. Prévoir crème et chapeau ! 

Lagune Miscanti, Atacama

Lagune Miscanti, une des deux lagunes Altiplanicas

Jour 3

 

Geysers del Tatio : Les geysers del Tatio sont un incontournables de San Pedro. A 4500 m d’altitude, des jets d’eau chaude provoqués par le magma jaillissent du sol par centaine. Le meilleur moment pour s’y rendre est au lever du soleil. On se lève très tôt (4h) mais le spectacle en vaut la chandelle ! Attention à cette altitude et heure il fait bien bien froid. Couvrez-vous bien ! 

 

Termas Puritama : Nichées dans un canyon, une source d’eau chaude aménagée en plusieurs bassins permet un moment de détente dans un paysage de rêve. Le prix est plus abordable l’après-midi. Nous avons choisi d’y aller le matin et y sommes restés plusieurs heures. Si le lieu est très fréquenté, il n’en reste pas agréable. 

Attention : le combo eau, soleil et vent fait de gros dégât à cette altitude. N’oublions pas non plus le trou dans la couche d’ozone au Chili … Après plusieurs heures de baignade, nous avons tous été bien brûlés et notamment un de nos nouvel ami du pays basque. Le coup de soleil s’est transformé en brulure du second degré. Après plusieurs jours de douleur, il a été rapatrié… Prévoyez crème solaire 50, chapeau, t-shirt et pause régulière à l’ombre !

Une des lagunes de Baltinache, une couleur inoubliable !

A San Pedro, il y a quantités d’agences proposant de visiter les lieux les plus célèbres du désert d’Atacama. En revanche les prix s’envolent rapidement si vous comptez faire plusieurs journées d’activité. Nous avons opté pour la location de voiture et ne l’avons absolument pas regretté. En plus de visiter en autonomie les sites que nous voulions quand nous le voulions, nous avons aussi bien économisé.

On est passés par Rent a Car et tout a été parfait (SUV, tablette avec les itinéraires, termes de café, réactivité sur WhatsApp)

 

Les restaurants de San Pedro coutent chers, quasiment les mêmes prix qu’en France. Nous avons privilégié les courses et avons choisi une auberge avec cuisine. 

Il y a un petit supermarché « Valimport supermarket »  à l’entrée de San Pedro (en arrivant de Calama). C’est pas donné mais tellement moins cher que dans les Almacen du centre.

On a bien économisé comme ça ! 

 

Le mardi 5 novembre, un minivan venait nous récupérer à notre auberge direction un tour de 3 jours en Bolivie vers Uyuni.

 

A suivre !