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LA REUNION

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La Réunion… L’Île Bourbon… C’est le genre de voyage dont on entend souvent parler. Nombreux sont les amis, parents, qui ont eu la chance de découvrir cette île. Certains s’y sont même installés un certain temps. D’autres y sont restés. Pour autant, il ne s’agissait pas d’une priorité. Loin du podium personnel des destinations rêvées, l’île a été propulsée au premier rang par un hasard fortuit. 

 

Il y a d’abord un coup de poker - merci Sarah ^^. Comme nous vous le racontions dans un autre article, nous nous sommes rendus à Cuba en décembre 2017, notre vol retour a connu un retard d’environ 6 heures. Rentrés à Paris, Sarah a l’idée d’écrire une réclamation à la compagnie aérienne. Sans vraiment y croire, quelques jours passent avant que la réponse ne tombe : le dédommagement prend la forme d’un bon d’achat nous permettant de nous rendre à peu près dans n’importe quelle destination proposée par la dite compagnie. 

 

Là, un long travail de réflexion commence. Parmi les destinations proposées : République Dominicaine, Sainte Lucie, Canada, Martinique, Guadeloupe, Sénégal, Île Maurice et… la Réunion. On ne va pas se mentir, Sainte Lucie nous a énormément fait rêver. Mais une image peut-être trop bling-bling et inégalitaire de l’île nous a fait douter. Il y avait le Canada également, mais nous préférions une autre période pour découvrir le pays glacé et nous avions besoin de repos rapidement. L’Île Maurice était déjà vu depuis mai 2017. Il restait alors la Rep. Dom., le Sénégal ou l’outre-mer. C’est finalement la lointaine France qui nous a le plus attiré. Restait à déterminer l’île de nos vacances. 

 

À quelques jours de prendre nos billets pour la Martinique, le hasard a voulu que nous nous retrouvions entourés du frère de Slimen, Amar, et d’un ami, Henry. Nous avions donc devant nous deux fervents défenseurs et promoteurs de La Réunion. Henry y a vécu un an, Amar y a passé ses meilleures vacances. Le débat à tourné court lorsqu’ils ont commencé à nous narrer leurs randonnées dans les cirques. Deux jours plus tard, nos billets étaient pris.

Premiers jours difficiles 

 

Nous voilà donc, début mai, dans un avion pour l’île Bourbon. Première étape : location de voiture. Nous avions réservé un véhicule sur internet et avons pu le récupérer rapidement. S’en suit la route vers Saint Pierre, notre premier lieu de résidence,

Direction L’oasis de Terre Rouge sur les hauteurs de la ville. Sorte de résidence / chambre d’hôtes, le lieu est agréable sans être exceptionnel. Un beau cadre, un personnel - patron et fils - sympathique mais des nuées de moucherons nous ont gâché le plaisir - la piscine en était pleine donc impraticable.

 

Les deux premiers jours ont été difficiles. Nous avions visité Maurice, île soeur, et nous attendions à quelque chose de similaire : raté. La Réunion est bien plus vivante et on s’y attarde bien plus sur l’intérieur des terres que sur le littoral. Sauf que nous ne l’avions pas encore compris. 

 

Notre premier réflexe a été d’aller voir la mer. Impossible de se baigner. Plage bondée n’offrant qu’un petit espace sécurisé pour la baignade - la barrière de corail très détériorée ne protège pas des requins. Que faire ? Une résidence moyenne, une plage impraticable dans une ville à la réputation peu flatteuse. 

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La découverte

 

C’est avec le moral un peu bas que nous avons décidé d’aller boire un verre le deuxième soir. Sarah prend son téléphone et recherche les bonnes adresses de voyageurs. Un bar attire notre attention : la Bodega. Arrivés devant, le lieu a effectivement l’air sympa. Belle déco, carte intéressante, bonne musique. Nous profitons d’une cigarette avant de rentrer s’installer lorsque notre regard est attiré par un petit attroupement à 50 mètres de là. Devant un bar sans prétention, des gens - de toute évidence locaux - discutent, rigolent et boivent. 

« Ça a l’air sympa.

_ On va voir ?

_ Let’s go ! »

 

Nous voilà donc au comptoir du Tapas’soif. Nous enchaînons les discussions. Deux frères créoles nous racontent leurs anecdotes sous l’oeil moqueur du patron. Il s’en mêle, intervient et la discussion se prolonge avec lui. Nous profitons de quelques minutes pour aller fumer. Là, nous voici de nouveau lancés dans un échange avec d’autres clients. 

 

Nous rentrons à notre hébergement reboostés. Nous avons fait le plein de bons plans et avons compris sous quel angle aborder l’île.

La confirmation

 

Les jours suivants, nous explorons la côte sud de l’île : Grande Anse, Etang Salé, le Grand Brûlé, Notre Dame des Laves (église épargnée miraculeusement par une éruption qui contourne l’édifice)… Nous profitons de l’occasion pour nous offrir une randonnée à cheval au bras des calumets. Le patron du centre équestre - La porte des cascades, François, est d’une gentillesse rare et nous permet de profiter des chevaux un long moment après la balade. Le soir, c’est toujours la même agréable musique. Direction le Tapa’soif où nous rencontrons le patron de la bodega - coïncidence ?. 

 

Avant de quitter Saint Pierre, nous nous lançons dans l’ascension du Piton de la Fournaise alors en éruption. Réveil difficile à 2 heures du matin et arrivée sur le rempart pour le lever du soleil. Un moment magique qui restera à jamais gravé dans nos mémoires. 

 

Nous avons prévu de passer une nuit à Cilaos au pied du Piton des neiges. Agréable surprise avec un super hôtel - Le Cilaos. Belle piscine, service excellent et massages au bord de l’eau. Une courte randonnée à la roche merveilleuse plus tard, nous reprenons la route vers Saint Gilles, ville plus métropolitaine - « zoreille » de la côte ouest. 

Parking Col des boeufs.jpg

Il s’agit de la dernière étape de notre voyage. Nous découvrons alors un hôtel vieillot (Le récif). Très décevant mais, vous l’aurez compris, le plus difficile à La Réunion est de trouver un bon hébergement. Pour autant, nous profitons de nos derniers jours, notamment sur la plage de « roches noires ». Un filet anti-requins est installé tous les matins par les maîtres nageurs. Il est agréable d’arriver un peu avant ce rituel pour y assister. Nous n’oublions pas pour autant l’intérieur de l’île. Une deuxième balade à cheval nous a fait énormément de bien. Il s’agit du Centre équestre du Maïdo. Impressionnante déambulation sur les pentes extérieures du cirque de Mafate. La propriétaire fait souvent appel à des voyageurs pour l’aider. En échange, vous pourrez bénéficier du gîte, du couvert et des chevaux !

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Emerveillement

 

Notre découverte de l’île n’eut pas été complète, ou du moins satisfaisante, sans une randonnée au coeur de mafate. Nous décidons d’attaquer la marche par la route classique : le col des boeufs via le cirque de Salazie. À peine la voiture garée que nous en prenons plein les yeux. Le col des boeufs se trouve au pied du Piton des Neiges et le lever de soleil vous offre un spectacle extraordinaire. Une heure et demi plus tard, nous atteignons un village isolé au coeur du cirque. Approvisionné par hélicoptère, il possède tout de même une école. Les maîtresses et maîtres font la route à pieds tous les lundis matin et vendredi soir. Un travail bien atypique qui laisse rêveur. Le retour est plus difficile. Contrairement aux marches classiques : l’aller descend, le retour monte. 

 

Notre séjour touche alors à sa fin. Nous rejoignons l’aéroport Rolland Garros des étoiles plein les yeux en remerciant le hasard, Amar et Henry de nous avoir poussé à choisir La Réunion.