Pérou

Palcoyo, l'autre Rainbow Mountain

Après notre passage mouvementé en Bolivie, le Pérou et surtout Cusco nous paraissaient être un El Dorado! Des tas de sites à visiter et une liberté de mouvement des plus totales. Nous avons donc plongé tête la première dans l'exploration de notre neuvième pays. 

Le moins que l'on puisse dire c'est que nous n'avons pas été déçus. À ce jour, le Pérou reste notre coup de coeur en Amérique du Sud. La variété de ses paysages, la facilité de déplacement et d'hébergement et la gentillesse de la population nous ont convaincus! Nous nous sommes promis d'y retourner car le pays regorge de régions à explorer. 

CUSCO & SA REGION
Sur les traces des Incas

 

Vue sur Cusco depuis les hauteurs de San Blas

Cusco est LA ville ou nous avons passé le plus de temps depuis le début de notre voyage ! Et c’est un gros coup de coeur. 

Cette ville est particulière pour différentes raisons. La première : elle est perchée à 3 400 mètres d’altitude. Mieux vaut donc prévoir 2-3 jours d’acclimatation avant de s’engager dans toute activité sportive dans les alentours. Le quartier bohème de San Blas située sur les hauteurs de la ville est un bon entrainement. Les ruelles pavées alternant cafés et boutiques vont vous muscler les cuisses et travailler votre souffle. La récompense : une très belle vue sur la ville depuis le mirador du quartier. Cusco est aussi la capitale de l’empire inca. On y retrouve un mélange intéressant entre architecture coloniale et vestige de pierres incas au détour de certaines rues. Enfin c’est aussi la capitale touristique du Pérou pour sa proximité avec une des sept merveilles du monde : le Machu Picchu. Il y a beaucoup de touristes, de trafic et les stands de rue pour vous vendre des souvenirs made in China sont légions.

 

L’avantage de Cusco c’est d’être à proximité de nombreux sites et activités. Nous vous recommandons d’y passer au moins une semaine pour en profiter pleinement.

Centre-ville de Cusco

 

Il est très agréable de flâner dans le centre ville de Cusco avec pour centre névralgique la Plaza de Armas. Classée au patrimoine mondial de l’humanité, elle est une des plus jolies que l’on ait vu en Amérique du Sud. Déjà coeur du pouvoir sous les Incas, les espagnols ont fait du lieu la place principale de la ville. L’architecture coloniale, la cathédrale et l’église de la Compaña de Jesus la rendent unique et très agréable. C’est également le point de départ de nombreux « free walking tour » qui vous permettront d’avoir un premier aperçu sur la ville. 

 

Ces tours se terminent d’ailleurs souvent au marché de San Blas. Il s’agit d’une hall alimentaire perchée sur les hauteurs de la ville où un menu coûte 5 soles (1,60€!!!). Autant dire que c’est un peu devenu notre cantine. D’autant que le quartier San Blas est le plus « cool » de la ville : cafés sympas où travailler - sur le blog -, bar hipsters, huppés ou complètement loufoques, il y en a pour tous les goûts. 

 

Côté culture, la ville regorge de trésors. La calle Hatunrumiyoc en est un à elle seule. On y trouve les fameuses pierres Incas connues pour leurs caractéristiques anti-sismiques. Vous verrez ici les constructions espagnoles se superposer aux pierres pré-colombienne - comme pour affirmer leur supériorité. Les musées et sites Incas sont aussi légion. On peut citer le Saqsaywaman - principal site touristique de la ville - qui est une sorte de fort de défense de la ville d’où les Incas ont notamment lancé leurs dernières forces contre l’envahisseur espagnol. 

 

Autre haut lieu culturel, le Quricancha. Ce « Temple du Soleil » était le coeur religieux et géographique de l’empire Inca. Pour marquer leur victoire sur les locaux, les européens l’ont rasé afin d’y construire l’Eglise San Domingo (victoire d’un Dieu sur l’autre ?) profanant au passage les caveaux d’anciens empereurs. Enfin, la route menant à Pisac offre de nombreuses ruines secondaires (Tambomachay, Puka Pukara, Chuspiyoq…).

Ruelle du centre de Cusco

Eglise de Pisac

La région de Cusco

 

Pisac est l’un des villages incontournables à visiter à proximité de Cusco. Le parc archéologique du village est d’ailleurs compris dans les deux billets « touristiques » nécessaires à la visite des ruines principales de Cusco et alentours. Au-delà de ses ruines, le village est également connu pour son grand marché « artisanal » et sa messe du dimanche célébré en langue Quechua. C’est donc une visite agréable à prévoir un dimanche matin. A noter, le marché est essentiellement destiné aux souvenirs touristiques (Made in China ? Même si tous les vendeurs vous diront le contraire ! Attention notamment aux fausses écharpes en Alpaga qui sont faites de tout sauf de poil de cet animal). Nous avons dans tous les cas apprécié nous y balader et acheter 2, 3 souvenirs du Pérou. Pensez à négocier les prix !

Salineras de Maras

Maras est un autre village de la région de Cusco, à visiter pour les « salineras », autrement dit ses marais salants datant de l’empire inca. Depuis Cusco de nombreux agences vous proposent une excursion à la demi-journée / journée pour voir les salineras. Si vous commencez à nous connaitre vous savez que c’est loin d’être notre tasse de thé. Nous avons donc organisé notre journée en autonomie. Départ pour Maras en collectivo et randonnée de 12 kilomètres en direction des Salineras. Le collectivo vous dépose à l’intersection entre la route principale et celle menant au village (environ 3 kilomètres). Vous avez alors le choix entre un taxi jusqu’au village ou à la journée, vous permettant de visiter les satineras, le village et Moray, ou une randonnée. Nous avons choisi de marcher. 

 

Depuis le collectivo, il faut compter 9 kilomètres jusqu’aux Salineras. Si l’aller est assez simple - plat et descente, le route est plus physique, notamment si vous faites un crochet par le village pour vous restaurer. Rien de bien difficile mais la pluie étant souvent au rendez-vous dans la région, le chemin peut être très boueux et donc désagréable. On ne regrette pas pour autant notre choix qui nous a permis de rencontrer un chiot adorable que l’on a renommé… Cusco ! Notre nouvel ami nous a suivi sur presque toute la partie aller avant de nous abandonner au poste des gardes lorsqu’il a découvert un bon repas…  

 

Le site des Salineras est assez impressionnant. Les bassins de sel s’étendent à perte de vue dans une sorte de petit canyon. Il n’est plus possible de se balader à l’intérieur pour ne pas polluer le lieu et lorsque l’on voit l’affluence, on ne peut que le comprendre. 

 

On vous conseille également un détour par Ollantaytambo pour ses ruines et une visite du village. Nous n’y sommes passé que brièvement en collectivo mais l’ambiance qui s’en dégageait avait l’air très sympa. 

Salineras de Maras

Sur la route du Salkantay

Le Machu Picchu

 

Lorsqu’on va à Cusco ou au Pérou de façon générale, le Machu Picchu est un passage obligé - pour ne pas dire qu’il est la raison du voyage. Nous nous y sommes évidemment rendus. La question est : comment ? Il existe une multitude d’option permettant de visiter le site. En voici quelques unes :

  •  Mini-bus/train jusqu’à Hydroélectrica / Aguas Calientes : 

 

Option la plus simple mais loin d’être la meilleure selon nous. Il vous suffit de réserver un transport dans une des nombreuses agences de la ville, d’acheter son ticket d’entrée au site sur internet ou au bureau de Cusco (moins cher) et le tour est joué. Vous arrivez à Hydroélectrica dans le cas du mini-bus, lieu-dit sans intérêt et sans habitants - il s’agit seulement d’une station de train et d’une multitude de restaurants. Il vous reste alors à parcourir à pied les 11 kilomètres menant à Aguas Calientes au bord de la voie ferrée. Pour le train, vous pouvez descendre directement à Aguas Calientes et visiter le Machu Picchu le lendemain. À noter que le mini-bus est l’option la plus économique, le train étant très cher. 

 

  • Inca Trail : 

 

Trek de 43 km sur l’une des anciennes routes Inca. Il s’agit d’un grand classique du Pérou. La marche dure 4 jours et atteint un point culminant de 4200m au col de Warmiwañusca. Il est formellement interdit de faire le trek sans guide et il faut compter entre 500 et 700$ pour les 4 jours par personne. À notre que certaines agences proposent de faire une partie à vélo ou en rafting. Le dernier jour vous arrivez au Machu Picchu par la « Porte du Soleil ». 

 

  • Salkantay Trek : 

 

Désigné par National Geographic comme l’un des plus beaux treks du monde, il mesure 53 km et vous mène à une altitude de 4600m au niveau du col du Salkantay - en comparaison, le Mont Blanc culmine à 4809m… Il faut compter 4 ou 5 jours en fonction de l’itinéraire que vous choisirez ET il est possible de le réaliser sans guide ! Si vous choisissez de passer par une agence, il faudra débourser entre 250 et 600$ par personne. 

Vue sur le Machu Picchu avec le Wayna Picchu en arrière plan

Notre choix s’est porté sur le Salkantay. Voir le Machu Picchu juste pour voir le Machu Picchu n’était pas vraiment une option pour nous donc exit la solution transport direct. Ensuite, nous ne voulions pas vraiment prendre de guide et les avis sur le Salkantay nous ont convaincu. Le seul problème était la météo… À cette période, c’est un véritable déluge qui peut s’abattre sur la vallée sacrée.

Dormir en tente sur des terrains boueux par 0 degrés ça ne donne pas vraiment envie, n’est-ce pas ?

Nous avons donc choisi un entre-deux : un trek en semi-autonomie. Késako ? Eh bien nous étions sans guide mais avec une chambre en dur qui nous attendait sur le chemin tous les soirs et notre sac transporté d’un hébergement à l’autre. Le tout nous a coûté environ 190$ par personne. Le prix comprend les nuits, petits-déjeuners, snacks et diners ainsi que le transport du sac. 

 

Maintenant que le trek est derrière nous, nous entrevoyons une dernière possibilité : faire le trek en autonomie à 100% en dormant dans les refuges qui nous ont hébergé. L’avantage : vous randonnez à moindre coût et dormez au chaud. Inconvénient : ces hébergements ne sont pas très bien référencés, nous ne les connaissions pas avant de commencer la randonnée. Vous n’aurez pas la garantie d’une chambre disponible. Il faudra aussi porter votre sac tout le long de la randonnée - ce qui devient ambitieux à 4 600m d’altitude. Nous avons croisé quelques warriors qui le faisait. 

Il est possible de laisser ses affaires à Cusco et de les récupérer en rentrant de la randonnée. Etant donné le temps très incertain sur ce trek alternant pluie diluvienne, froid et grand soleil, nous avions emmené plusieurs tenues pour parer à tout type de situation ainsi que des snacks et bouteilles d’eau. Au final notre petit sac pour le Salkantay pesait tout de même plus de 10 kilos pour deux. On était bien content de ne pas l’avoir avec nous sur les 50 kilomètres…

 

Concernant le trek en lui-même, le détail des hébergements et la visite du Machu Picchu, on vous raconte ça dans un article dédié à paraître très bientôt.

AREQUIPA & LE CANYON DE COLCA
Ville coloniale et vertige

 

Cathédrale d'Arequipa sur la Plaza de Armas

Arequipa est également une très belle ville, assez différente de Cusco. Ici l’architecture coloniale est plus homogène. On peut facilement passer deux jours dans la ville sans s’ennuyer. Au programme : musées, visite de maisons coloniales, visite d’atelier de laines d’alpagas, glace au fromage, admirer la vue sur les volcans au coucher du soleil, gastronomie.

Canyon de Colca

L’activité phare se trouve à quelques heures de route. Il s’agit du canyon de Colca, réputé pour être le deuxième canyon le plus profond du monde devant le Grand Canyon américain. Plusieurs options s’offrent à vous : 

 

  • Si vous êtes pressés ou pas des grands fans de randonnée, il est possible de se rendre au « Mirador du condor ». Ce point de vue offre un panorama sur le canyon et permet d’observer des condors en plein vol. C’est un endroit extrêmement touristique proposé par toutes les agences du coin. Attendez vous donc à ce qu’il y ait beaucoup de monde. 

  • Si vous aimez la randonnée et disposez d’au moins deux jours devant vous, le canyon est à vous ! Là encore, vous avez le choix. Les randonnées dans le canyon peuvent se faire avec une agence ou en autonomie. La plupart des gens passent par une agence pour la simplicité. L’itinéraire phare des agences s’effectue sur deux ou trois jours au choix. Descente dans le canyon, arrêt à l’oasis de Sangalle et remontée. Sur deux jours, la première journée est plus intense avec la descente jusqu’à l’oasis. Sur trois jours, la marche dure quelques heures le matin. Le tour comprend le guide, les repas et le logement. L’inconvénient : tout le monde suit le même sentier ce qui n’est pas très original.

  • La troisième option consiste à réaliser une randonnée en autonomie. Les sentiers pour descendre, se balader dans, et remonter du canyon sont nombreux. Vous aurez l’embarras du choix !  Nous avons choisi un itinéraire en 3 jours / 2 nuits. Nous aurions aussi pu choisir une balade à la journée ou nous aventurer plus loin dans le canyon sur 4 ou 5 jours. Avantages : les sentiers sont bien indiqués, pas de risque de se perdre. Nous avons croisé très peu de monde sur notre itinéraire ce qui était très agréable. Le soir tout les randonneurs se retrouvent dans les auberges des villages.

 

Attention au soleil qui tape fort dans la zone ! Crème solaire indispensable et biafine appréciable. Sarah en a fait les frais avec une bonne brulure sur l’épaule. Pas idéale quant on porte un sac à dos …

ICA & HUACACHINA

Première rencontre avec le désert péruvien

 

La ville d’Ica n’a absolument rien à voir avec les deux précédentes. Si Huacachina est touristique, Ica l’est beaucoup moins. En raison de la météo la ville a un aspect un peu désertique. La ville est composée de grandes rues larges et organisé à l’américaine. Impossible de se perdre. Ce n’est pas une ville charmante, mais nous y avons très bien mangé pour pas très cher (l’avantage que ce ne soit pas trop touristique) au mercado central, dans la rue et dans des restaurants locaux. Ambiance péruvienne garantie !

 

Que dire de Huacachina…  Le site est atypique à n’en pas douter. Il était sans doute magnifique il y a quelques années lorsqu’il ne s’agissait que d’un vrai village dans une oasis en plein désert. Malheureusement le tourisme de masse est passée par là… Le village est très petit et composé de dizaine d’hôtels et auberges de jeunesses, bars et restaurants.

 

Les locaux n’y vivent quasiment plus au profit de jeunes qui font la fête au bord de la piscine de leurs hostals. Nous n’y avons pas dormi et le village est très facile d’accès depuis Ica en moto taxi (tuktuk) pour 2-3 soles. Une fois dans le village on repère très facilement les immenses dunes de sable qui borde l’oasis.

 

L’ascension peut alors commencer.

Le lieu est magique avec ce désert de sable tout droit sorti d’un livre de contes orientaux à perte de vue. Le moment idéal pour s’y rendre est au lever ou au coucher du soleil.

Notre plus grosse déception a été la pollution. Les dunes sont pleines de déchets et des sacs plastiques volaient dans tous les coins…

Slimen dans les dunes de Huacachina

PARACAS

Entre désert et mer

 

Playa Roja

Paracas est une petite ville de bord de mer sympathique (sans toutefois être transcendante). C’est le point de départ de deux activités : la réserve naturelle de Paracas et l’excursion pour les îles Ballestas. C’est également l’occasion pour nous de retrouver l’océan Pacifique que nous avions quitté à Valparaìso (à des milliers de kilomètres plus au Sud). 

 

Nous n’avions prévu que deux nuits là-bas ; le temps de profiter d’une journée complète sur place afin de visiter la réserve naturelle. Nous avons choisi de faire l’impasse sur les îles Ballestas pour une raison de timing - il y a tellement de  choses à voir au Pérou  ! Cela dit, nous avons eu beaucoup de retours positifs alors si vous avez le temps, n’hésitez pas à y faire un tour. 

Plusieurs options vous permettent de visiter la réserve naturelle de Paracas :

  • En Buggy avec une agence - tarif élevé à prévoir

  • A scooter. 

  • A vélo. Nous avons choisi de louer des vélos à 20 soles par personne la journée (environ 5,40€). Après coup, nous vous recommanderions de le faire en scooter ! Le prix à la journée est de 90 soles (24,30€) mais une demi-journée suffit : soit 45 soles à deux au lieu des 40 soles en vélo. Les 40 kilomètres de piste n’étant pas très bien entretenus, un deux roues motorisé n’est pas du luxe. Il y a de sacrés montés en plein soleil et à la fin de la journée nos fessiers avaient pris un sacré coup .. ! 

 

En ce qui concerne la réserve : celle-ci longe l’océan pacifique et propose différents arrêts : points de vue et plages.

 

Nous sommes partis à 7heures du matin de notre auberge direction la « Playa Roja », première halte de la journée. 

Tip : A cette heure-là les gardes du parc ne sont pas encore en fonction, vous n’aurez donc pas à payer l’entrée (10 soles / personne si nos souvenirs sont bons). 

 

Playa Roja est une plage unique en son genre. Le sable est d’une très belle couleur rouge / rosée liée à la roche si spéciale à cet endroit. Ce n’et pas une plage de baignade. On ne peut pas y accéder directement et on l’admire depuis le haut de la falaise. On y observe le ballet des fous péruviens (l’oiseau, pas nos hôtes ^^) qui plongent de 25 mètres de haut vers la mer afin de surprendre leur proie sous marine. C’est impressionnant, d’autant plus lorsque l’on sait qu’ils atteignent la surface de l’eau à près de 100 km/h…

 

De là, on remonte sur nos vélos direction Playa La Mina : une jolie plage habitée par des centaines d’oiseaux. Nous vous conseillons de vous arrêter quelques centaines de mètres avant sur une petite crique que les autobus des agences ne fréquentent pas (Playa El Raspon). Nous n’avons malheureusement pas pu nous baigner (le temps n’était pas idéal ce jour-là) mais le lieu vaut le détour. 

Playa El Raspon

Nous reprenons la route dans l’autre sens pour rejoindre le troisième lieu d’intérêt de la journée. Il s’agit du Mirador Istmo que nous avons aperçu à l’aller. Le point de vue sur Playa Roja est magnifique et permet de se reposer après la côte que l’on vient d’avaler. Il existe deux points de vue à cet endroit, ils sont tous les deux accessibles relativement facilement.

 

Une longue descente nous attend alors jusqu’à la Playa Yumaque où les péruviens se retrouvent pour camper le weekend. Un peu plus loin se trouve le mirador homonyme d’où l’on peut admirer la baie. La suite est beaucoup plus difficile. Un faux plat montant (qui n’est pas si plat par moments) nous mène jusqu’au point principal de la journée : Mirador La Cathedral. Un immense rocher émerge de l’eau à cet endroit et doit son nom à l’analogie entre sa forme et celle de nos grand édifices religieux. Nous avons choisi de déjeuner face à l’océan et à cette vue unique. 

 

Le retour jusqu’à Paracas est long mais ne présente pas vraiment de difficulté hormis les camions que l’on croise et qui passent parfois très près en klaxonnant. Au final, la visite nous a pris un peu plus d’une demi-journée. Certains sites comme le Candelabro ne sont pas accessibles en vélo. Si vous souhaitez absolument vous y rendre, il faudra passer par une agence qui organise l’excursion en bateau. 

LIMA

La capitale

 

Sarah dans le quartier hipster de Barranco

Lima ! On était très émus en arrivant dans la capitale car tout comme Santiago du Chili était le rêve de Slimen depuis toujours, Sarah s’imaginait depuis 10 ans visiter Lima. C’est donc avec des sourires béats que nous avons arpenté la ville et celle-ci nous a agréablement surpris. Comme la plupart des capitales sud-américaines Lima n’a pas une excellente réputation : pas très belle, dangereuse, polluée. Nous y allons prévenu et finalement nous lui avons trouvé beaucoup de charme. Nous nous y sommes baladés à pied de long en large (sauf quartiers précisément connus pour être dangereux que nous avons évités) et nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité.

 

C’est d’ailleurs à Lima que Slimen s’est offert un tatouage. On n’oubliera pas cette ville de sitôt !

Les deux quartiers les plus connus et visités des touristes sont : Miraflores et Barranco. Nous avons dormi sur la place principale de Miraflores et nous avons bien aimé l’ambiance du quartier. 

De grandes avenues bondées, des magasins et restaurants en tout genre, des marchés de rue et des bouis-bouis ou manger pas cher. On peut très vite cependant se balader dans des rues plus calmes en s’éloignant du centre du quartier. 

 

Première halte incontournable : le Malecon (la promenade). La balade avec vue sur l’océan et les surfeurs est agréable. Il est possible d’y faire un tour en parapente, aussi de nombreuses voiles sont visibles dans le ciel et c’est sympa à regarder. Un parc célèbre l’amour juste à côté et l’on retrouve notamment le mur des « Je t’aime » situé à Abbesses dans le 18e à Paris.

 

Le Parc Kennedy est un des lieux névralgiques du quartier avec exposition de tableaux et artisanat, jeux pour enfants, parfois des ateliers. Lorsque nous y étions il y avait une féria du livre d’occasion. Des chats errants y sont nourris et s’y baladent tranquillement. Très rempli le week-end, on y est souvent passé au grès de nos balades. 

 

Le quartier de Barranco est plus bohème. On y trouve de très belles oeuvres de street art en se perdant dans les ruelles pavées et des bars, cafés et restaurants à la décoration léchée. 

On y a notamment trouvé un café - restaurant aménagé dans un ancien wagon de train. C’est l’endroit idéal pour une boisson au soleil !

 

Le « Puente de los sospiros » ou pont des soupirs est l’attraction touristique. Il s’agit d’un pont en bois tout simple, dans une rue sympa qui descend vers l’océan.

 

Au-delà des quelques rues touristiques de Barranco, nous vous conseillons de vous balader un moment le long de l’océan. Nous avons été surpris par le bord d’océan et ses immeubles ultra modernes donnant directement sur l’eau. Coin très agréable et huppé, donnant une meilleure idée des disparités de Lima.

Sarah sur la Plaza de Armas de Lima

Enfin, il serait dommage de quitter la capitale sans une balade dans le centre historique. L’atmosphère est tout de suite très différente, plus brouillonne. A voir : la très jolie Plaza de Armas et le palais présidentiel ou l’on a assisté à la relève de la garde. Il y a aussi la très jolie la basilique San Francisco, la rue piétonne « Jiron de la Union » et ses nombreuses boutiques.

HUARAZ

La cordillère blanche

 

Lagunas Llanganuco, sur la route de la Laguna 69

Si vous êtes amateurs de randonnées et visitez le Pérou, vous ne pourrez pas faire l’impasse sur la ville de Huaraz. Celle-ci n’est ni belle, ni particulièrement intéressante mais elle est parfaitement localisée pour une multitude de randonnées dans la cordillère blanche.

La randonnée la plus connue est celle de la Laguna 69. C’est une randonnée à la journée dans le parc national de Huascaran. Les paysages sont à couper le souffle et le point culminant est bien sûr la fameuse lagune située à 4 600m d’un bleu limpide. Il est difficile d’y accéder en autonomie, aussi et c’est bien exceptionnel, il vaut mieux passer par une agence qui gère le transport. Un guide encadre le groupe mais dans les faits après quelques recommandations on ne l’a pas vu de la randonnée jusqu’au retour au bus.

 

Avant d’entamer cette randonnée il est conseillée de se balader un peu moins haut pour s’acclimater. La randonnée jusqu’à la lagune Wilcacocha est une bonne entrée en matière à 3 725m d’altitude et facilement accessible en collectivo depuis Huaraz (15 minutes de route).

 

D’autres randonnées péruviennes ont pour point de départ Huaraz et notamment le trek de Huayhuash, qui dure entre 8 et 10 jours et traverse une  partie de la cordillère blanche avec pour points culminants plusieurs passages de cols entre 4000 et 5000m d’altitude.

C’était le rêve de Sarah de le faire. Malheureusement nous sommes arrivés à Huaraz au début de la saison des pluies et ce n’était plus du tout le bon moment pour faire ce trek. Il faut aussi considérer l’aspect technique ce trek avec des marches d’environ 12 kilomètres par jour à 4000m minimum pendant une grosse semaine. Mais c’est un challenge qui nous donne envie ! On s’est promis de revenir le faire ! 

 

Seuls quelques groupes partaient encore pour la randonnée de Santa Cruz de 3 jours toujours dans le parc national. 

TRUJILLO & HUACACHINA
Plages et civilisations pré-colombiennes

 

Entrée du Site archéologique de Chan-Chan

Avant dernière étape de nos 1 mois et demi au Pérou : Trujillo. Ville coloniale à l'histoire intense. C'est ici que la vieille colonie espagnole a déclaré son indépendance. Ici, aussi, que deux civilisations pré-colombiennes fascinantes avaient élu domicile : les Chimus et les Moches (à prononcer moché). On y trouve le site archéologique de Chan-Chan, le Huaca de la Luna et le Huaca del Sol. Trois pépites que nous souhaitions absolument voir. Eh oui, il n'y a pas eu que les Incas en Amérique du Sud !

Le bus, nous amenant de Huraz, nous dépose à 6 heures du matin aux abords du centre-ville. L'auberge n'est pas très loin, nous déclinons donc les propositions de taxis et nous nous y rendons à pieds. En payant un petit supplément, nous pouvons profiter de la chambre tout de suite et ainsi nous reposer un peu avant de découvrir la ville. 

La première journée se résume donc à la vieille ville. Il existe de nombreuses demeures coloniales à visiter. Certaines sont transformées en musée comme le Musée de l'archéologie. Nous vous conseillons vivement de commencer par là. Il offre un bon aperçu de l'histoire des civilisations pré-colombiennes et permet de se familiariser avec les peuples qui ont construit les sites que l'on visitera plus tard. 

Trujillo est une ville plutôt plaisante et calme. Si vous n'êtes pas un grand adepte de surf, nous vous conseillons de loger ici plut^t qu'à Huanchaco. Comme souvent en Amerique du Sud, la ville est construite autour de la Plaza de Armas (où l'on trouve une maquette géante sur le cycle de l'eau) et s'étale en rues et avenues droites. Difficile donc de s'y perdre. 

Lors de notre deuxième jour, nous visitons le Huaca de la Luna. L'université de Trujillo envoie des étudiants en tourisme servir de guide. L'entrée au site comprend donc le service, mais un pourboire (propina) doit être laissé en fin de visite. 

La journée commence par le musée se trouvant à proximité. Vous y découvrirez les poteries et armes servant aux rites mochés. Vous vous rendrez assez rapidement compte que ce n'était pas vraiment des  tendres. Entre duels meurtriers et sacrifices humains, la vie était plutôt risquée à cette époque. On se rend ensuite sur le site archéologique à 5 minutes à pieds où nous attend notre guide. La visite se fait en français. Si vous comprenez l'espagnol, nous vous conseillons de choisir cette option. L'effort que réalisent les étudiants pour parler en français est plus que louable mais pour aller un peu plus dans les détails, l'espagnol ou l'anglais sont nécessaires. 

Notre guide commence par nous expliquer que les fouilles du huaca de la Luna sont financées par un organisme privé tandis que celle du Huaca del Sol le sont par l'Etat. Résultat : le Huaca del Sol n'avance pas et ne peut pas être visité. 

Les deux édifices ont vocation à être des centres de pouvoir. La Luna est religieux, c'est le site des sacrifices. Il a été le coeur administratif de l'empire Moché jusqu'à ce que des catastrophes naturelles viennent ébranler les croyances de l'époque. Le peuple s'est alors soulevé (en gilets jaunes ?!) et a réclamé des changements. Le Huaca del Sol a alors été construit sur des bases plus "rationnelles". 

L'édifice est une pyramide inversée. 7 temples se succèdent chacun plus grand que le précédent et le recouvrant. Seuls les 5 derniers avaient été mis à jour au moment de la visite. Le tour se termine devant une fresque magnifique mais dont la signification échappe encore aux archéologues.

 

On y retrouve la représentation de la momie "La Bruja" qui a été découverte bien après la frise mais aussi de nombreuses têtes couronnées. La guide nous explique qu'à l'époque, l'Amérique coupée du vieux continent, n'avait pas pour habitude de couronner ses rois. Il s'agit donc d'un mystère. Les locaux racontent qu'il s'agirait d'une vision prophétique de l'arrivée des espagnols. 

Sarah devant le Huaca del Sol

Nous rentrons ensuite à l'auberge pour récupérer nos sacs et filer à Huanchaco. Nous passerons deux nuits là-bas avant de nous rendre à Mancora pour Noël. Nous passons la première nuit au "Point Break Surf Hostel". Une auberge récemment ouverte par un jeune couple franco-péruvien. Vous y trouverez des amateurs de surf et une petite piscine; L'hostel propose des dortoirs et une chambre double en salle de bain partagée.

Le troisième jour est conscré à Chan-Chan; un autre joyaux archéologique péruvien. S'il s'agit du site principal à proximité de Trujillo, ce n'est pas celui que nous avons préféré . Comme souvent dans les pays en développement, les sites classés au patrimoine mondial ne sont pas entretenus; Les autorités semblent se satisfaire de ce statut pour attirer les touristes et ne ressentent pas le besoin d'améliorer l'accueil - nous avions déjà ressenti la même chose au Vietnam avec la cité impériale de Hué. Le musée est moins intéressant et le site moins beau que celui des Huacas. Nous rentrons donc assez déçus. 

Pour notre seconde nuit à Huanchaco, nous changeons d'auberge. Nous choisissons cette fois "Punta Huanchaco Hostel" qui est un véritable coup de coeur! Le lieu est incroyablement propre et cerise sur le gâteau : pas moins de 7 chats - ni trop câlins, ni trop craintifs - habitent les lieux. Le couple de gérants est adorable et l'ambiance qui y règne est bon enfant. 

Lors du quatrième et dernier jour, nous assistons à une compétition de surf. Le spectacle est amusant et cette journée off nous permet de souffler. Le soir venu, nous rejoignons Trujillo pour prendre le bus direction Mancora !

MANCORA
Un Noël au soleil

 

Vue depuis notre hébergement à Mancora

Nous sommes arrivés à Mancora peu de temps avant les fêtes de Noël et avions prévu de  les passer là-bas, puis de traverser la frontière pour arriver en Equateur avant Nouvel An.

 

Mancora est une petite station balnéaire le long de la côte pacifique. La ville est connue des touristes pour son ambiance chill et les possibilités de surfer. Après avoir vu quelques villes revendiquant la même ambiance dans le monde, ce n’est pas celle qui nous a le plus transcendé. Mancora est sans aucune mesure avec General Luna à Siargao, Philippines ou Canggu à Bali, Indonésie. Il peut être sympa néanmoins de s’y arrêter quelques jours pour respirer l’air marin, se baigner et pourquoi pas… prendre un cours de surf !

 

La ville ne présente pas d’intérêt particulier. Il y a plusieurs restaurants proposant de la nourriture italienne, américaine, française à des prix relativement élevés. Pour Noël nous avions réservé dans un restaurant / bar à vin, ce que nous n’avions pas fait depuis très longtemps. Nous nous sommes également autorisés un restaurant italien et des burgers pendant notre séjour. Heureusement que c’était Noël ! 

La plage de la ville est facilement accessible et il est agréable de s’installer sur le sable et de boire une petite bière en regardant les gens surfer.

 

Si nous nous sommes régulièrement baladés dans Mancora pour se rendre à la plage et manger, nous avions choisi un logement en dehors du centre. En effet de nombreux hôtels sont situés au bord de l’océan à Las Pocitas, à cinq minutes en voiture du centre de Mancora. Cette zone est bien plus tranquille. Il n’y a aucun commerce, que des hôtels et chambres d’hôtes donnant directement sur la plage. Celle-ci y est un peu plus vaste et sauvage. Nous n’avons pas regretté notre choix, en se baladant sur la plage on pouvait se sentir presque seul(e)s au monde.

 

Nous avions d’abord réservé dans un petit hôtel avec balcon face à l’océan. On se réjouissant en arrivant et… l’hôtel s’est avéré très décevant. La baie vitrée de notre chambre présentait un défaut de taille : une grande ouverture de plusieurs centimètres le long d’un bord. En gros la fenêtre ne servait à rien puisque il y avait un espace ouvert donnant sur l’extérieur. En plus d’empirer l’isolation sonore qui n’existe pas au Pérou, tout type d’insectes pouvait rentrer et notamment les moustiques. La deuxième mauvaise surprise n’a pas tardé à arriver lorsque nous avons entendu un bébé hurler dans la chambre voisine. Sans isolation c’était la promesse d’un Noël gaché.

 

Nous avons finalement trouvé un hôtel un peu plus loin sur la plage d’une bien meilleure qualité. Un coup de coeur ! Pour une dizaine d’euros de plus nous avions un grand balcon avec hamac donnant directement sur la plage. A marée haute l’eau était juste en dessous de nous. Génial ! Et pour le coup cet hôtel était calme, avec une vraie baie vitrée et même .. une climatisation ! Le rêve. Ouf Noël était sauvé.

Coucher de soleil sur la plage de Mancora

Nous avons donc passé les fêtes à buller à Mancora. Nos journées étaient ponctuées de longues balades sur le sable, de tentative de baignade (l’eau est fraiche), de lecture, jeux de cartes… Nous observions les nombreux pélicans s’agiter sur l’eau depuis notre hamac. Trop dur !

 

Si vous vous rendez à Mancora, nous vous recommander donc à 200% de dormir à Las Pocitas. Ambiance détente garantie ! 

 

C’est depuis Mancora que nous avons pris un bus de nuit direction Cuenca, en Equateur. 

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