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THAÏLANDE

Contrées Lointaines

Première étape de notre tour du monde et première découverte de l’Asie du Sud Est, notre séjour en Thaïlande a duré 26 jours.

Nous nous sommes concentrés sur le Nord et c’est donc depuis la capitale, Bangkok, et jusqu’au Golden Triangle, frontière avec la Birmanie et le Laos que notre itinéraire s’est construit.

 

A l’origine notre plan de route était le suivant :  Bangkok - Ayutthaya - Chiang Mai - Pai - Chiang Rai et devait nous conduire à notre seconde destination, le Laos. 

Nous avons finalement pris la décision à Chiang Rai de continuer le voyage en Indonésie. Nous avons donc ajouté deux étapes pour revenir à Bangkok : un retour à Chiang Mai et la ville de Sukhothai.

JOUR 1 : BANGKOK (2 JOURS / 2 NUITS)

 

Dimanche 27 janvier 2019, 9 heures du matin, l’avion Norwegian Air vient de se poser sur le tarmac de l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok.

Ça y est. Cette fois-ci, le tour du monde a vraiment commencé.

 

Les bagages récupérés, nous filons vers la ville à bord du métro aérien. Notre hostel, Craftel, se situe dans le quartier de Ratchathewi. Après plus de 16 heures de voyage, dont une escale à Oslo, nous sommes à mi-chemin entre l’émerveillement et le KO technique. C’est la première fois que nous posons les pieds en Asie du Sud-Est et le trajet est l’occasion pour nous de s’ébahir devant à peu près tout et n’importe quoi. D’abord la campagne périphérique de Bangkok, puis de long lotissement composés de maisons identiques. On se laisse facilement aller à des spéculations plus au moins farfelues sur quel type de personnes vivent là dedans. 

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Arrivés à l'Hostel, il est un peu tôt pour procéder au Check-in mais nous pouvons tout de même nous doucher et souffler un peu. Les backpacks déposés, nous décidons de partir à la découverte du quartier et à la recherche d’un endroit où déjeuner. Le réceptionniste nous indique un marché local à quelques centaines de mètres : « very good food ».

 

Nous nous trouvons très vite totalement dépaysés.

Viandes exposées au soleil dans une atmosphère étouffante et polluée, câbles électriques à hauteur d’homme, odeurs fortes inconnues jusqu’alors…

Le choc est brutal et nos organismes fatigués ne sont pas en état d’expérimenter la vie locale tout de suite. Nous optons alors pour un petit restaurant de la rue qui rassure nos estomacs. 

 

Le repas pris, nous nous éloignons du quartier. Après un passage éclair au MBK - centre commercial célèbre de Bangkok et sans intérêt, nous tentons de prendre un taxi pour Khao San Road. Les prix annoncés sont plus que gonflés. On nous réclame 200 bahts (5,5€) pour un trajet de 5 minutes. Nous déclinons les propositions de 4 ou 5 taxis et campons sur notre position. Finalement, un taxi accepte d’utiliser le compteur kilométrique et nous nous en sortons pour 60 baths (1,8€). Le jeu en vaut la chandelle. 

Khao San Road est décrit comme le quartier - ensemble de ruelles autour de la rue principale éponyme - des backpackers. Cela a sans doute été vrai à une lointaine époque. Aujourd’hui, il s’agit d’un lieu ultra touristique où les terrasses de bars s’enchainent, tout juste interrompues par des boutiques de souvenirs et de vêtements. L’ambiance y est plus festive que détendue. Nous nous accordons un verre pour regarder tout ce petit monde s’agiter et réaliser où nous sommes.

 

Le soleil vient de se coucher et nous préférons repartir à pied jusqu’à l’auberge. Nous découvrons alors Bangkok de nuit. Les rues embouteillées et les ruelles désertes s’enchainent. À quelques minutes de notre auberge, nous découvrons un cours de danse improvisé sur un terrain de sport. Le spectacle nous permet de découvrir les habitants de Bangkok sous leur vrai visage. Souriants et plein de vie. 

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Le lendemain, nous attaquons les visites avec au programme le bouddha couché "Wat Pho",  little India, Chinatown et le Golden Mountain Temple. 

 

Pour être honnête, Wat Pho est à voir simplement pour son côté célèbre. Le temple n’a rien de fabuleux. On s’enfonce dans un long couloir au milieu d’une mêlée de touristes, on se « bat » pour une photo mais au final, on ne voit pas grand chose. Les bâtiments annexes sont plus intéressants et moins bondés. 

 

Pour Little India et Chinatown, c’est bien different. Il faut là aussi jouer des coudes pour se frayer un chemin mais cette fois-ci, il ne s’agit pas forcément de touristes. On se retrouve perdus dans un enchevêtrement de ruelles très étroites pleines d’échoppes en tout genre. On y mange divinement bien et tout se négocie. C’est de loin notre quartier préféré à Bangkok. Les odeurs sont douces et les couleurs magnifiques. Notre visite dans ce coin de la ville nous a re-motivés.

 

Nos appétits rassasiés, nous continuons notre marche jusqu’à la Golden Mountain. 400 marches nous séparent alors du temple qui domine la ville. Arrivés en haut, nous prenons le temps de profiter de la vue. On découvre un Bangkok hétéroclite où des buildings côtoient des maisons en tôle façon bidon-ville. L’heure est alors venue de rentrer à l’auberge se reposer avant notre départ demain matin pour Ayutthaya !

JOUR 3 : AYUTTHAYA (3 JOURS / 2 NUITS)

 

La ville d’Ayutthaya (en sanscrit, « qui ne peut être conquis ») est une étape incontournable depuis Bangkok et si vous vous dirigez vers le nord de la Thaïlande.

Elle a été un véritable coup de coeur pour nous ! 

 

Ancienne capitale du royaume Siam après Sukhothai, cette ville ne comptait pas moins d’un million d’habitants entre le 17e et le 18e siècle ! Chargée d’histoire, elle a tout d’abord été pillée en 1569 puis détruite en 1767 par les Birmans. De très nombreux vestiges de temples (400 « wats » en tout ) ornent la vieille ville et permettent d’imaginer la grandeur d’Ayutthaya dans ses belles années. Un parc historique, classé au patrimoine de l’Unesco, délimite les ruines et se visite facilement à vélo.

 

Aujourd’hui la ville d’Ayutthaya s’organise autour de la « vieille ville » et de la ville nouvelle, toutes deux séparées par la rivière Chao Phraya.

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Arrivés à la gare ferroviaire située dans la ville nouvelle, nous traversons la route principale pour rejoindre le bord de la rivière. Là, un bateau fait la navette entre les deux rives pour quelques bahts et nous emmène sur l’autre rive. 

 

Nous avions repéré sur internet la Guesthouse Chommuangtrès bien notée, et c’est donc là-bas que nous nous sommes rendus en premier. Coup de chance à notre arrivée, une chambre double était disponible et le prix plus intéressant que sur Booking.

Une fois le camp de base trouvée, nous avons profité de la journée pour découvrir les rues de la vieille-ville, organiser l’étape suivante : Chiang Mai, et répérer la localisation de certains Wats. Nous nous sommes notamment arrêtés pour le déjeuner dans un restaurant très sympa.

Et c’est là que nous avons sympathisé avec un couple de français, Kathleen et Morgan. Après une bonne conversation et le partage de nos itinéraires respectifs, nous nous sommes promis de nous ravoir (spoiler alert : nous ne les avons pas revus qu’une seule fois ! )

 

Le soir, petit tour au Night Market composé de stands en tout genre : accessoires, vêtements et aliments. Ce marché sur une rue se découvre assez rapidement.

Nous ne lui avons pas trouvé grand intérêt après les innombrables marchés de Bangkok et les odeurs ne nous ont pas convaincu de lui laisser sa chance pour le repas du soir. Aussi nous avons rejoint Kathleen, Morgan et d’autres français dans un petit restaurant local, à l’angle de rue du Night Market.

Ce restaurant a été une révélation ! La carte est simple et reprend les grands classiques de la cuisine Thai, les plats sont exquis ! Nous y avons mangé notre meilleur "Green Curry", "Pad Sew" et soupes. Le couple qui tient le restaurant est en plus adorable, se débrouille en anglais et ça leur faisait vraiment plaisir de nous voir. Cerise sur le gâteau ce n’est pas un restaurant à touristes. Les thaïs y mangent également et les pris sont doux.

 

Le lendemain matin réveil de bonne heure pour la visite des ruines. Nous avons loué nos vélos directement à notre auberge pour une quarantaine de bahts (1,2€).

 

A savoir : 

  • L’entrée des Wats est payante, hormis 2-3 exceptions. 

  • Les ruines sont disséminées un peu partout dans la vieille ville, voire en périphérie. Le mieux est de définir son itinéraire à l’avance pour faire un tour à vélo cohérent, dans le budget souhaité et voir le maximum de manière agréable !

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Nous avons visité :

 

  • Le Wat Ratchaburana 

Facile d’accès dans la vieille ville, c’est un de nos temples préférés. Le Prang principal (une tour sanctuaire) est magnifique et la vue depuis la porte principale permet de très jolies photos.

 

  • Wat Phra Mahathat 

Situé à côté du Ratchaburana, il est très célèbre. On y trouve une tête de bouddha conservée dans les racines d’un arbre. 

La légende locale raconte que l’arbre a voulu protéger Bouddha lors du pillage de la ville par les Birmans. 

 

  • Wat Phra Si Sanphet

Plus grand temple d’Ayutthaya, il est l’emblème de la ville. Les trois Chedis (tours coniques) principaux sont bien conservés. Lors de notre visite, des groupes de moines se promenaient ce qui ajoutaient une atmosphère très paisible. A voir ! 

 

  • Wat Phra Ram

Ce temple est plus abimé que les premiers cités. Son prang est néanmoins en bon état et très joli.

 

  • Wat Chai Watthanaram

Temple en périphérie de la vieille ville, au bord de la rivière. Absolument magnifique au coucher du soleil ! Attention, il faut notamment traverser un pont avec beaucoup de circulation. Prudence et n’hésitez pas à descendre de vélo ! Sarah a failli en faire les frais, elle a manqué de peu de se faire écraser par un bus.

Plus de peur que de mal ! (je vais bien maman)

 

La visite des quatre premiers temples nous a pris la matinée. Nous sommes ensuite rentrés nous reposer pendant les heures les plus chaudes avant de ressortir pour le coucher de soleil au Watthanaram. Comptez 50 bahts par temple et par personne.

 

Le troisième jour, nous nous sommes accordés une dernière balade à vélo dans la ville. Puis nous sommes retournés manger dans notre restaurant préféré : c’est devenu notre cantine à Ayutthaya , avant de rejoindre la gare pour notre aventure en train.

Trajet en train-couchette Ayutthaya - Chiang Mai

 

Pour ceux qui suivraient le même itinéraire que nous, pensez à réserver votre train pour Chiang Mai dès votre arrivée à la gare d’Ayutthaya, le plus tôt possible.

 

Premièrement parce que les places partent vite sur les meilleurs créneaux horaires.

En l’occurence nous souhaitions prendre un train de nuit, nous permettant d’arriver à Chiang Mai en milieu de matinée. Complet ! Nous nous sommes donc rabattus sur le seul train disponible qui partait en fin d’après-midi et arrivait à 4 heures du matin…

 

Deuxièmement parce que vous logerez sans aucun doute dans la vieille ville et qu’il faut retraverser la rivière pour se rendre à la gare. Pas très grave en soi mais c’est une perte de temps et d’argent.

 

Enfin attention lors de la vente de votre billet de train !

Il existe trois catégories dans les trains. 

  • La troisième classe très intéressante financièrement et que l’on vous recommande pour des trajets courts, typiquement Bangkok-Ayutthaya (1h30 de train)

  • la deuxième classe que nous avons choisi pour ces 14 heures de train et nous n’avons pas été déçus ! Si le wagon peut sembler spartiate à l’arrivée, il est bien aménagé et suffisamment confortable. Nous avions chacun un siège assez large, se transformant en couchette sur demande (le contrôleur passe dans les wagons, il suffit de lui demander !). Attendez-vous à ce que le contrôleur vous fasse votre lit comme à l’hôtel : drap, couverture, oreiller. C’était inattendu de notre côté et on a trouvé ça vraiment chouette. 

  • Enfin la première classe que nous n’avons pas testé mais qui coûte bien plus cher.

 

Vérifiez bien aussi que le prix annoncé par le vendeur au guichet corresponde au prix sur votre billet. En effet les petites arnaques sont fréquentes.

Dans notre cas nous avons payé le prix annoncé avant de directement ranger nos billets. Ce n’est que le lendemain en les parcourant que nous avons découvert le pot au rose : ce cher monsieur nous avait demandé 50 bahts supplémentaires qui ont fini dans sa poche.

 

Enfin vous le lirez sûrement partout ailleurs : la climatisation est omniprésente dans les transports en Thaïlande et comment dire… les thaïlandais ne font pas dans la demi-mesure. Il fait froid, très froid !

Polaire, foulard, veste, ayez des vêtements chauds facilement accessibles. Sarah qui est frileuse a fait le trajet avec un gros pull, une veste, une écharpe et un bonnet.

JOUR 7 : CHIANG MAI (7 JOURS / 7 NUITS)

 

Il est 4 heures du matin lorsque la vieille locomotive entre en gare de Chiang Mai. L’agitation sur le quai contraste avec le calme de la ville. Des nuées de taxi accourent vers les voyageurs en proposant leurs services. En ce qui nous concerne, nous optons pour la marche. L’auberge que nous avons choisi est fermée jusqu’à 7 heures au minimum. Se balader malgré les backpacks, permet de passer le temps et d’avoir un aperçu de cette ville à l’histoire très riche. Après une heure de marche, nous arrivons à l’hostile Bann Elephant (c'est l'auberge qui nous a le plus déçue en Thailande, passez votre chemin !)

 

Après la douche, nous décidons d’aller voir la ville dans ses heures d’agitation. Nous trouvons un marché local très sympathique où nous n’hésitons pas à goûter des raviolis vapeur succulents. Nous poussons la promenade un peu plus loin puis retournons à l’auberge pour le check-in et quelques heures de repos. 

 

Dans la soirée nous retrouvons Clémentine et François, deux voyageurs solitaires rencontrés à Ayutthaya. Nous les emmenons dans un restaurant que nous avions repéré plus tôt dans la journée, Blue Noodle, essentiellement fréquenté par des locaux. Le repas est très simple, il s'agit de soupe de nouilles, mais nous ne regrettons pas notre choix. Le rendez-vous est pris avec nos acolytes pour une randonnée dans les hauteurs de Chiang Mai le lendemain. 

 

Après une bonne nuit de sommeil, nous voilà tous les quatre partis en direction de Doi Suthep. Le temple domine la ville et offre une vue imprenable sur les environs. L’intérieur du temple n’a rien de fabuleux mais reste un incontournable. 

 

La visite terminée, la randonnée peut commencer. En bas des marches du temple, un petit chemin part (derrière les restaurants) dans la forêt. Ce chemin, facilement identifiable sur maps.me, mène aux cascades du parc national. Il s’avère très économe car en passant par l’entrée principale, il vous en coûtera 200 baths/pers. 

 

Après une heure de marche relativement facile, nous parvenons à la première cascade où nous nous baignons. S’en suit alors 3 autres cascades que nous découvrons au fur et à mesure de notre descente vers l’entrée du parc. Nous vous conseillons cette randonnée, accessible à tous, car elle offre un bon aperçu de la flore locale. La baignade étant la cerise sur le gâteau. 

Nous avons rendez-vous en soirée avec nos compagnons de randonnée ainsi que Morgan et Kathleen, arrivés le jour même à Chiang Mai. C’est l’occasion de découvrir l’immense « saturday night market ». Il s’agit de loin du meilleur que nous ayons pu voir en Thaïlande, de par sa taille et la diversité de produits proposés. On y mange très bien et tout les goûts y trouveront leur bonheur. Nous faisons en sorte de ne pas rentrer trop tard car dès demain, nous partons pour un trek de trois jours dans les montagnes à la rencontres des tribus Karen et Lahu. 

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Vers 9 heures, un pick-up passe nous prendre à l’hostel. Nous découvrons nos deux premiers compagnons de trek : Pauline et Cédric. Arrivés au point de ralliement, amusés, nous constatons que la communication sera facile. Nous sommes en effet, tous français, à l’exception d’une personne : Danny venu d’Israël. 

 

Ces trois jours ont été l’occasion pour nous de voir une autre Thaïlande. Dans ces montagnes magnifiques se trouve un ensemble de villages peuplés d’exilés birmans. Les Karens, comme les Lahus, ont fuit Myanmar pour échapper aux persécutions de la dictature. Aujourd’hui, ils vivent essentiellement du commerce du riz et du petit bétail. 

 

Nous avons, l’espace de quelques jours, vécu avec eux, comme eux. Sans électricité et sans eau courante. Nous avons dormi dans leurs cabanes sur pilotis, où les fenêtres sans vitre ni volet, laissent entrer la nuit un air glacial dû à l’altitude. Pour autant, nous ne l’avons pas vécu comme quelque chose de difficile, bien au contraire. Cet éloignement temporaire de la « civilisation » nous a permis de vivre des moments fort. Notamment autour du feu, le soir, lorsque notre guide nous racontait ses quinze années en tant que moine. Ou encore ce moment de complicité quand une petite fille Lahu a couru dans les bras de Sarah alors qu’elle la voyait pour la première fois. 

 

Il s’agit d’une expérience unique que nous conseillons à tout le monde. Ceci dit, il faut faire bien attention lors du choix du guide - il est indispensable pour rendre visite aux tribus. De nombreuses agences à Chiang Mai proposent ce genre de trek. Généralement, ils sont couplés avec la visite de « sanctuaires d’éléphants ». Malheureusement, ces sanctuaires n’en ont que le nom. Les éléphants y sont traités comme des bêtes de foire. Parfois, les agences proposent même de monter sur leur dos, ce que certains touristes n’hésitent pas à faire. 

 

Nous vous conseillons d’opter plutôt pour des agences ne proposant pas d’éléphants - Pooh Eco Trekking, par exemple. Nous avons fait le choix de partir avec Piroon. La visite aux éléphants était bien programmée mais nous avions la certitude que nul ne monterait dessus. Nous nous sommes contenté de leur donner à manger.

De retour à Chiang Mai après ces trois jours dans la nature, nous changeons de quartier et d’auberge.

Direction le nord du centre historique à la  Junior House . De là nous profitons du peu de temps qu’il nous reste ici pour explorer la périphérie Est de la ville que nous n’avons pas encore vue. Le principal centre d’intérêt étant China Town, nous décidons de commencer par là. Nous sommes en pleine période du Nouvel An Chinois et nous avons la chance de voir le quartier sous un angle encore plus animé. Dans la rue c’est un dégradé de couleurs impressionnant qui se présente à nous. Des stands de nourriture à n’en plus finir et des déguisements de tous les cotés. 

 

Nous nous laissons porter par la masse et déambulons dans le quartier jusqu’à se retrouver dans un marché couvert. Celui-ci est relativement déserté par la foule qui préfère participer aux festivités à l’extérieur. Il s’agit d’une halle assez grande sur trois niveaux où les échoppes se succèdent, proposant plus ou moins les mêmes articles. Nous profitons de l’endroit pour faire quelques achats de première nécessité (Aloé Vera notamment) qui ne coûtent rien ici. 

 

Sur le chemin du retour, nous découvrons un restaurant-bar japonais, le Samuraï Kitchen qui affiche un prix unique pour toute sa carte - 59 baths, soit 1,70 €.

Nous nous y arrêtons pour un verre avant de rentrer et de se préparer à la quatrième étape : Pai !

JOUR 14 : PAI (2 JOURS / 2 NUITS)

 

À notre auberge nous négocions un transport collectif jusqu’à Pai. Le trajet dure 3 heures et coûte environ 200 baths (5,5€)

 Il s’agit d’une route de montagne assez longue et tortueuse. Nous avions lu les pires avis sur ce trajet à donner la nausée mais finalement tout se passe bien. Nous arrivons à Pai vers midi et découvrons un village perdu sur un plateau bordé de reliefs plus ou moins hauts. 

 

Notre hébergement est bien placé car il permet de se baigner dans la rivière principale de la ville, tout en offrant un accès rapide à la rue principale. Le premier soir nous déambulons dans cette même rue, où a lieu un marché nocturne quotidien. La nourriture y est bonne et le choix plus que satisfaisant. 

 

Pai a la réputation d’être un village hippie, où viennent se réfugier les backpackers et autres vagabonds à la recherche de nature et d’authenticité. Disons le tout de suite, cette image est désormais fausse. La destination a connu une telle renommé que désormais tout ou presque y est fait pour le touriste. Les visiteurs viennent essentiellement y faire la fête dans un nord de la Thaïlande plutôt calme. Nous avons eu l’impression d’arriver dans une sorte de « spring break » montagnard. 

 

Cependant, il existe quelques endroits où l’esprit originel demeure. C’est en rentrant d’une marche jusqu’à Mae Yen Waterfall - assez longue, prévoir des chaussures d’eau, il faut traverser la rivière plus de 30 fois - que nous découvrons Wonderland. Il s’agit d’un lieu où vous pouvez dormir, boire, manger et écouter de la musique en pleine nature dans une ambiance extrêmement « roots ». Les prix défient toute concurrence et le mot d’ordre est « simplicité ». Il s’agit d’un lieu chargé d’histoire. Il a été fondé à l’époque de la Pai rebelle, a été ravagé par un incendie, a réouvert et changé de nom. Sans y dormir, nous nous sommes arrêtés là bas pour boire un verre et discuter avec les occupants du lieu. Un moment court mais amusant et que nous vous conseillons. 

 

Pai est également connue pour le Chedi Phra That Mae Yen. Un Bouddha géant domine la plaine et offre une vue imprenable sur les environs. Le lieu n’est pas  bondé et vous pourrez profiter du panorama en toute sérénité. Un scooter est évidemment essentiel pour s’y rendre, comme partout à Pai. 

 

Enfin, Pai a son Grand Canyon. Rien d’extrêmement impressionnant pendant la journée mais dès que le soleil décline, c’est un spectacle fabuleux qui s’offre à vous. Le ciel s’embrase et vous pouvez laisser libre court à vos pensées face à ce dégradé de rouge et de jaune. N’hésitez pas à vous y rendre en fin de journée mais pas trop tard. Le bon plan a déjà beaucoup circulé et si vous voulez avoir un peu de place et une belle vue, il faudra s’éloigner un petit peu. 

JOUR 16 : CHIANG MAI (1 NUIT)

Passage obligatoire par Chiang Mai avant de rejoindre Chiang Rai. N’ayant pas pris nos billets de bus à l’avance, nous sommes obligés de passer une nuit supplémentaire à la Junior House - non sans plaisir. Attention, à l’heure actuelle, une seule compagnie mène à Chiang Rai : Green Bus. Vous pouvez acheter vos billets dans n’importe quel 7-eleven (supermarchés locaux) mais pensez à le faire au moins 24 heures à l’avance. Le billet coûte entre 125 et 200 baths en fonction de la catégorie que vous choisissez.

 

JOUR 17 : CHIANG RAI (3 JOURS / 3 NUITS)

 

Chiang Rai devait être notre dernière étape en Thaïlande avant de traverser la frontière Laotienne. On a donc voulu en profiter à 100% et nous n’avons pas été déçus.

Ville de taille moyenne avec 62 000 habitants, son charme est discret en comparaison avec la grande ville de Chiang Mai. Nous y avons cependant passé de très bons moments !

 

A voir  :

 

  • Le Temple Bleu (Wat Rong Suea Ten)

Situé à l’extérieur de la ville, il est possible de le rejoindre à pied - ce que nous avons fait - mais la balade n’est pas la plus agréable puisqu’elle se fait en bord de route. 

Temple récent, il se distingue comme son nom l’indique par sa belle couleur bleue. A l’intérieure, une grande statue blanche de Bouddha vous accueille.

C’est un des plus beaux temples que nous ayons pu voir en Thaïlande.

Allez-y avant 9h si vous le pouvez pour éviter les touristes et notamment les bus de chinois.

 

A 13 km au sud de Chiang Rai, il faut appréhender ce temple comme une oeuvre d’art. Je m’explique : c’est l’artiste Chalermchai Kositpipat qui est à l’origine de cet édifice d’une blancheur éclatante. Il s’est proposé pour rénover un temple très abimé sur ses fonds propres et en faire un hommage à sa ville. Le temple est ponctué d’oeuvre d’art, plus ou moins moderne dans les jardins - personnages du film Avatar et tortues ninjas par exemple.

Il est incontournable, en revanche sa fréquentation très forte nous a fait préférer le temple bleu.

  • Le Golden Triangle

Si vous ne deviez voir qu’une seule chose à Chiang Rai, je vous conseillerais d’aller au Triangle d’Or.

C’est une région située à l’intersection entre les frontières thaïlandaises, laotiennes et birmanes.

Depuis la Thaïlande vous avez une vue directe sur le Mékong d’abord et de part et d’autre sur le Laos et la Birmanie. 

 

L’endroit ou voir ce fameux triangle d’or n’est pas exceptionnel en soi. J’imaginais un parc en pleine nature et c’est en fait un village sans intérêt bordé par une route fréquentée. Néanmoins le site vaut le déplacement à la fois pour son histoire lié au trafic d’opium et pour sa vue imprenable.

 

  • Big Bouddha (Wat Huay Pla Kang)

Appelé à tort Big Buddha alors qu’il s’agit en fait de la déesse Guan Yin, cet endroit est superbe et nous a beaucoup plus.

Situé sur la route pour le triangle d’or, le mieux est de s'y arrêter sur la route retour.

Le site est composée d’une pagode d’inspiration chinoise, d’un temple et d’une immense statue de la déesse accessibles via un très grand escalier blanc orné de dragons. D’en haut vous aurez une vue à 360 degrés sur les environs.

Mention spéciale pour le temple blanc qui s’y trouve. C’est l’un des plus beaux que nous ayons vu pour la finesse de son ornement.

 

  • Night Market - Food Court 

Si vous vous demandez ou manger à Chiang Rai pour le diner c’est au Night Market qu’il faut aller. En son centre se trouve une grande place ou s’accumule un nombre impressionnant de tables et de chaises. Tout autour de ce rectangle se trouvent des stands proposant essentiellement des  « hot pot » sorte de fondue bourguignonne ou l’on plonge dans l’eau en ébullition des nouilles, des légumes et des morceaux de viande crus. Nous avons eu l’occasion d’y manger trois soirs de suite avec nos compagnons de route Kathleen et Morgan que l’on ne présente plus ! Lorsque le repas est terminé, quelques stands de vêtements et accessoires permettent de déambuler avant de rentrer dormir.

 

Deux autres activités sont généralement recommandées par les voyageurs à Chiang Rai : le parc Singha et le musée Baan Si Dum. Nous avons fait les deux et autant vous dire qu’il n’y a pas grand chose à voir ! 

Le parc Singha dont l’entrée est payante, est un enchainement de grandes pelouses avec ça et là quelques champs de fleurs. Deux, trois animaux viennent compléter le triste spectacle.

 

Enfin le musée Baan Si Dum, aussi appelé « Temple Noir » se compose d’une trentaine de cabanes imaginées par l’artiste thaïlandais Thawan Duchanee. Original au premier abord, l’entrée est chère et on ne peut accéder qu’à l’intérieur d’une ou deux cabanes. Pour les autres il faudra se contenter de regarder par les portes et fenêtres. Enfin la décoration intérieure, bric à brac fait de coquillages, ossements, peaux de bêtes, objets en bois dont pénis XXL est quasiment identique à chaque fois. Si vous ajoutez une horde de touristes chinois (5 ou 6 bus lorsque nous y étions), le musée ne vaut vraiment pas le détour.

 

Attention : Il est difficile à Chiang Rai de se déplacer à pied. La ville n’est pas immense mais les centres d’intérêts sont assez distants les uns des autres et les routes difficilement praticables pour les piétons (absence de trottoirs à certains endroits et de passages piétons).

Nous avons loué un scooter et l’avons bien rentabilisé.

 

Côté hébergement a Chiang Rai, nous avons dormi au Blue Melon Cafe & hostel

JOUR 20 : CHIANG MAI (1 JOUR / 1 NUIT)

Retour une nouvelle fois à la Junior House avant de prendre le bus pour Sukhothai. Nous découvrons cette fois-ci une rue très sympa que nous n’avions pas encore explorée. Il s’agit de la Moon Muang Road Lane 6. N’hésitez pas à aller vous y promener le soir, vous ne serez pas déçus. On y trouve des restaurants, dont l'excellent Lucky Too, des cafés et quelques vendeurs de rue.

 

JOUR 21 : SUKHOTHAI (3 JOURS / 3 NUITS)

 

Dernière découverte avant le retour final à Bangkok et le changement de pays : Sukhothai.

Nous cherchions une petite ville ou passer nos derniers jours tout en nous rapprochant de Bangkok. C’est donc dans la première capitale du royaume Siam que nous avons décidé de séjourner. La ville, tout comme à Ayutthaya est divisée entre la vieille ville et la ville moderne.

Spécificité de Sukhothai en revanche, les deux parties sont séparées de 13 kilomètres ! 

 

Nous arrivons en fin de journée et première impression : la vieille ville a moins de charme à nos yeux qu’Ayutthaya.

Nous dormons à la Old City Guest House recommandée par la plupart des voyageurs. La chambre n’est pas donnée, l’endroit en revanche est parfaitement situé, juste avant l’entrée du parc historique et des vélos sont à disposition gratuitement.

 

La grande rue principale est très touristique : rabatteurs devant chaque restaurant, on se voit proposer des « thai massaaaaages » tous les 200 mètres. Manque de chance en dehors de cette rue, il n’y a pas grand chose dans la vieille ville.

Selon nos habitudes nous cherchons le soir un marché ou un restaurant traditionnel local qui donne envie. Loupé ! Nous tournons un long moment, refusant de manger dans des restaurants bondés de touristes et proposant des prix multipliés par cinq. Nous terminons dans un petit boui boui excentré et franchement pas folichon. Sur cet échec, nous attendons avec impatience d’enfourcher nos vélos le lendemain matin à la découverte du parc historique, classé au patrimoine de l’UNESCO.

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La particularité du parc de Sukhothai est qu’il est sous-divisé en quatre secteurs : nord, centre, sud et ouest. Les temples les plus importants se situent dans la zone centrale. En dehors du quartier sud, gratuit, il faudra débourser 100 baths (+10 bahts par vélo) pour chaque zone.

 

Le parc central de Sukhothai est un havre de paix. Il s’agit d’un « vrai » parc ou les habitants viennent courir, se balader, promener leur chien, etc. La nature étant généralement peu omniprésente dans les villes, ce parc est une bouffée d’oxygène.

Je dis « vrai » car l’on parle également de parc historique pour Ayutthaya et pourtant les temples à visiter sont essentiellement dans la vieille ville.

 

Nous avons surtout visité la partie nord et la partie centrale. Les temples sont beaux pour la plupart, assez semblables à ce que nous avions vu à Ayutthaya. 

 

Nos préférés ont été : 

 

  • Le Wat Mahathat

  • Le Wat Sa Si

  • Le Wat Si Chum

  • Le Wat Sorasak

 

Le soir nous retournons dans la partie centrale pour admirer le coucher de soleil sur le Wat Mahathat.

Puis décidé à ne pas revivre l’échec de la veille, nous tentons de rejoindre la ville nouvelle. On se lance dans du stop pour la première fois depuis le début du voyage et après de longues minutes d’attente, ça fonctionne ! L’occasion de se rendre compte 13 km plus tard que l’autre partie de la ville n’est absolument pas exceptionnelle. Nous trouvons néanmoins plus facilement ou manger avant de rentrer en tuk tuk (le seul et l’unique du voyage, et on l’a bien négocié !).

 

Le lendemain est une journée off, repos et écriture.

 

JOUR 24 : BANGKOK (2 JOURS / 2 NUITS)

 

Retour à Bangkok afin de prendre notre avion pour l’Indonésie. Pour cette deuxième visite de la capitale thaïlandaise, nous avons changé de quartier et choisi de poser nos backpacks à Silom

 

Quartier d’affaires réputé, Silom est aussi un endroit assez branché. Les business(wo)men choisissent en effet ce coin de la ville pour résider afin de n’être pas trop loin de leur bureau. Résultat : le coin est un mélange des genres. Forte présence indienne, libanaise et occidentale dans les environs. 

 

Nous avons passé l’essentiel de nos deux jours à Silom à préparer l’Indonésie. Aussi, notre programme a été assez léger. Si ce n’est un petit déjeuner copieux pris au café Mozu et une longue balade le long de l’avenue, nous n’avons que très peu goûté aux joies du quartier. Nous retiendrons tout de même que le coin était bien plus vivant que Ratchathewi, ce qui l’a rendu plus agréable.

 

Premier voyage haut en couleur et donnant le ton pour la suite de l'Asie du Sud-Est, la Thaïlande s'est avérée être un très bon choix pour démarrer en douceur ce tour du monde.  

A très vite pour le récit de nos aventures en Indonésie !