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VIETNAM

Troisième pays de notre tour du monde, Slimen et moi attendions le Vietnam avec impatience.

Nous imaginions un pays bien plus beau que la Thaïlande et une population accueillante. En outre pour le peu que nous connaissions de la nourriture vietnamienne, nous étions certains de nous régaler.

 

L’itinéraire imaginé du sud au nord devait durer un mois. Nous l’avons finalement écourté pour arriver à la frontière chinoise après trois semaines de voyage.

 

Contre toute attente notre découverte du Vietnam a été loin de l’image que nous nous en faisions. Aussi et ce sera mon premier conseil si vous devez voyager au Vietnam, n’ayez pas trop d’attentes. L’image que nous avons du pays en France est relativement erronée. Et nous tenterons d’expliciter au mieux notre impression dans la suite de l’article.

SAIGON ou Hô Chi Minh Ville 

 

La ville de Saigon nous a agréablement surpris. 

Au premier regard elle nous a semblé plus belle que Bangkok en Thaïlande et l’air était bien plus respirable. Nous avions hâte de la découvrir en détail.

 

A l’arrivée nous retrouvons François, rencontré en Thaïlande et qui termine déjà son séjour au Vietnam. Ensemble nous visitons le musée de la guerre, dont l’exposition réputée éprouvante est un incontournable. Effectivement difficile, elle retrace le massacre des Vietnamiens par les américains pendant la guerre du même nom. Les photos retracent la barbarie de la période et les effets secondaires lourds subis par les familles suite à l’utilisation d’agents chimiques (agent orange, napalm…)

Puis nous nous promenons longuement dans la ville et apercevons notamment la cathédrale et la grande poste. Sur la route, on teste un incontournable de la cuisine vietnamienne : le banh mi, un sandwich dans un petit pain type baguette dans lequel, en fonction des variantes, vous trouverez de la viande, des crudités, de la vache kiri, du pâté, de l’oeuf, du poisson… Toutes les recettes ne se valent pas ! Nous sommes unanimes sur notre préférence :  les banh mi avec de l’oeuf et du kiri !

 

Le lendemain, nous visitons le marché au gros de Binh Tay. L’on y trouve absolument de tout et des copies des marques les plus connues. En revanche nos interactions avec les vendeurs n’ont pas été agréables et nous repartons bredouille. Plus tôt dans la journée, nous nous étions rendus à Benh Tanh. Nous y avons trouvé pas mal de stands pour manger. Les menus sont assez similaires les uns aux autres mais donnent un bon aperçu de la cuisine vietnamienne. 

A voir en deux jours : 

 

  • Les nombreux bâtiments coloniaux dont la cathédrale et la poste

  • Le Musée de la guerre

  • Le marché de gros de Binh Tay dans le quartier de Chinatown

  • Le marché de Benh Tanh

  • Bui Vien Street le soir 

Trajet Saigon - Da Lat : première turbulence

 

Le soir, nous inaugurons le bus vietnamien pour un trajet de 7h direction Da Lat ! Le bus est composé de couchettes superposées. On arrive sans peur et plutôt amusés par le trajet qui nous attend. Premier contact avec le chauffeur de bus : ouch ça pique. Pas un regard, pas un bonjour et on se fait crier dessus en vietnamien. On comprend qu’on doit regagner au pas de course notre couchette, ce que nous faisons. Le trajet commence et le chauffeur roule n’importe comment.

 

A toute vitesse, il dépasse toutes les voitures, camions et scooters que nous croisons, le plus souvent dans les virages (sinon ce n’est pas drôle) et nous subissons les mouvements brusques ; alors on se cramponne. Je ne regarde pas la route, en revanche Slimen a plusieurs reprises s’inquiète en voyant les accidents déjoués au centimètre. Le chauffeur ponctue le trajet de coup de klaxons incessants - et le klaxon d’un bus c’est très très bruyant ! On repassera pour dormir donc.

 

J’arrive néanmoins après plusieurs heures à somnoler, musique dans les oreilles. Soudain l’adjoint du chauffeur passe dans la rangée et me secoue le bras en braillant. J’ouvre les yeux, me retourne vers Slimen qui a aussi été réveillé. Il fait nuit noire, il est 4 heures du matin et visiblement nous sommes arrivés. Je prends quelques minutes pour reprendre mes esprits et je range mes affaires du mieux possible. La plupart des gens sont déjà descendus du bus, le chauffeur crie de se dépêcher. Je dis à Slimen de récupérer nos backpacks dehors pendant que je termine de ranger les affaires. Je suis la dernière dans le bus et descend de ma couchette quand le bus redémarre ! Le chauffeur est tellement pressé qu’il n’a pas attendu et s’en va sans même contrôler si le bus est vide. Je lui crie de s’arrêter, Slimen tape sur la porte. Il s’arrête énervé. 

Il y a mieux comme arrivée…

 

Et nous voila donc arrivée à Da Lat à 4 heures du matin au lieu de 6 heures. Merci la conduite fast & furious. Une navette gratuite doit nous déposer à notre guesthouse. Problème : on a lu partout que l’adresse maps de l’auberge est erronée et nous sommes donc munis d’une capture d’écran de la rue ou se trouve l’auberge. Le chauffeur refuse de nous emmener si on ne lui donne pas d’adresse exacte. On lui explique de manière calme, puis de manière plus vive le problème. Il finit par craquer et nous dépose. Ouf !

Lac près de Da Lat

DA LAT

 

 

On ne se faisait pas d’illusion à 4 heures du matin il était probable que notre auberge soit fermée et c’est effectivement le cas. On est un peu grisés par la situation alors on commence à marcher avec nos gros sacs sur le dos pour voir la ville. Notre auberge est à 1,5 kilomètre du centre. On s’arrête un peu avant, crevés. Le manque de sommeil et le poids ont raison de notre curiosité et de toute façon tout est fermé. On retourne donc monter un siège devant la guesthouse. A 5h30 le soleil commence à se lever, de plus en plus de vietnamiens sont dehors (matinaux !) alors on se dit qu’on peut essayer de sonner. On s’aperçoit également qu’il y a un veilleur de nuit dans une cabane. On prend le risque de le réveiller. Mal nous en a pris ! Ce cher monsieur se lève, sort et nous voit derrière la grille. Il nous fait un signe de tête pour dire « non » et on le voit retourner se coucher tranquillement. Normal… 

A ce moment là on ne sait plus si on doit rire ou pleurer.

Trente minutes plus tard un homme s’approche et semble vouloir également entrer dans la guesthouse. Il ne parle pas anglais mais on lui fait comprendre qu’on ne nous a pas ouvert.

On sonne à nouveau, le gardien sort une deuxième fois et après quelques mots échangés avec notre sauveur, il ouvre le portail sans rechigner. Au passage il ne nous jette pas un regard. 

 

Il attrape une clé au vol, nous emmène à notre logement sans un mot ou excuse. Pour la gentillesse on repassera ! On est néanmoins heureux de retrouver un lit et on se repose quelques heures avant la découverte de la ville. Surtout qu’on a quand même attendu devant le portail deux heures.

Située dans une région montagneuse, la petite ville de Da lat était très appréciée des français pendant la colonisation car le climat / la végétation dans cette zone du territoire se rapprochent de la France. La plupart des bâtiments et maisons sont donc d’anciennes construction coloniale. La gare ferroviaire de Da Lat est par exemple renommée pour sa ressemblance forte avec celle de Deauville en France.

 

Nous avons loué un scooter pour explorer la nature environnante et c’était très agréable. La ville se visite rapidement, une demi-journée suffit. Le soir vous pourrez explorer le night market.

Si vous n’en pouvez plus des marchés de nuit, nous avons trouvé une belle adresse que vous retrouverez dans la section appropriée.

 

A voir :

  • Les lacs : il y en a plusieurs, laissez vous perdre au gré des routes

  • Le point de vue : tout au long des chemins que vous arpenterez à l’extérieur de la ville

  • La gare : la French Touch’

  • Elephant Waterfalls : une heure sur une route magnifique - mais pas toujours en bon état - pour admirer une belle et haute cascade. On ne peut, en revanche, ni s’y baigner, ni s’en approcher.

  • Linh Phuoc Pagoda et Temple Cao Dai : Superbe point de vue depuis le temple sur les cultures sous serres. 

Trajet Da Lat - Hoi An : trajet de l’enfer

 

Nous cherchions un moyen de rejoindre la ville de Hoi An depuis Da Lat et sans nous arrêter à Nha Trang. A la gare routière nous avons trouvé une compagnie proposant le trajet. Durée : douze heures, départ prévu à 17h et arrivée à  5h heures du matin pour 150 000 dôngs / personne.

 

Le bus de nuit maintenant on connait et on se dit que ça ira. Arrivés dans le bus celui-ci est plus abimé que le premier, les coussins des sièges ne tiennent plus, les couvertures sont vieillottes. Pas grave, on ne va pas faire la fine bouche. Les autres passagers sont essentiellement des backpackers américains. Seulement deux, trois vietnamiens sont du voyage.

Le bus n’est pas plein c’est agréable, nous sommes au milieu, les vietnamiens devant nous, les touristes derrière. 

 

On prend la route et…. ça ne va pas. Le chauffeur roule de manière plus rapide et brusque que lors de notre premier trajet (on ne pensait pas que c’était possible!). Les premières heures la route est sinueuse, et les virages incessants. On a tous les deux le mal du bus, on s’accroche. Impossible de lire. Il y a un toilette au fond du bus, on ne fait donc pas de pause. Y aller est une mission. Le bus va tellement vite et avec tellement d’à-coups qu’on ne tient pas debout. Je vous passe les détails mais je me suis cognée à tous les murs, et j’ai sincèrement pensée à me retenir pendant les douze heures de trajet.

 

Dans la soirée la route s’améliore. On peut enfin dormir. Il est 23h30 lorsque le bus calme, lumière éteinte s’arrête. Une pause ? Non. Slimen regarde le GPS, nous nous sommes éloignés de l’itinéraire. On distingue des gens dehors, nous sommes au milieu de nul part. Et là surprise, une dizaine de vietnamiens montent à bord. Ça y est le bus est complet. Les arrivants sont chargés de nourriture (ça ne sent pas bon), rigolent, mettent les pieds sur les cales têtes des sièges devants, s’interpellent d’un bout à l’autre du bus. Certains regardent des films. Personne n’a d’écouteurs…

 

On comprend que le calme et la nuit sont terminés (on aura décidément jamais pu dormir dans un bus de nuit). Un homme s’installe sur la couchette a côté de la mienne et me fixe. Horrible ! Slimen intervient et change de siège. Il nous reste 7 heures à tenir…

 

Une heure plus tard nouvel arrêt. Impossible de sortir prendre l’air, le chauffeur referme la porte derrière-lui. Dehors une vingtaine de personnes s’approchent du bus et on distingue une pile gigantesque de colis. On restera plus d’une heure arrêté, pendant que les soutes du bus se remplissent de sacs peu ragoûtants débordant de liquide et dégageant une forte odeur de poissons. Notre bus sert en fait de relais colis. Bien sûr personne ne nous l’avait dit. Lorsque tout est fini - et que nous sommes à deux doigts de la crise de nerfs - suprise ! De nouvelles personnes montent à bord. Il n’y a pourtant plus de sièges. Pas grave, des tapis de sol sont installés entre les rangées. Pour aller au toilette il faut désormais lutter contre la gravité et enjamber des vietnamiens allongés dans les allées du bus. 

Lorsque nous arrivons à Hoi An au petit matin, nous sommes aux anges ! L’heure de la libération a sonné. Et ce bus sert de leçon. Nous ne voulons plus d’expérience de la sorte. Nous sommes exténués et mettrons plus de 24h à nous remettre du trajet.

 

Dernière anecdote du trajet :  dans le prix est compris une bouteille d’eau. Slimen et moi étions donc assis juste derrière les rangées de vietnamiens, tous les autres étrangers derrières nous. On voit l’employé du bus se lever au milieu du trajet et ouvrir les packs d’eau. On est contents on va avoir notre bouteille. Mais non. On le voit tranquillement servir tous les vietnamiens du bus et se rasseoir l’air de rien. On a attendu avant de réagir, on y croyait pas. Naïve, je me disais « il fait une pause, il va juste rechercher des bouteilles ». Non, non. Après une vingtaine de minutes Slimen est allé leur demander : « l’eau c’est seulement pour les vietnamiens » ? Eclats de rire du chauffeur et de son collègue. Aucune excuse évidemment. Ils nous ont montré du doigt le pack d’eau d’un air de dire « si vous en voulez vous n’avez qu’a vous servir ». Ce que nous avons fait plus écoeurés que jamais.

HOI AN

 

Hoi An la belle, Hoi An touristique. La vieille ville ressemble à un Disney miniature. Des ruelles pavées très mignonnes, toutes richement décorées de lampions multicolores et bordées de magasins souvenirs et de magasins textiles. 

 

Hoi An est connu pour ses artisans. Il est possible de faire faire des sacs, vêtements et chaussures sur mesure (pour 50-150 euros en moyenne). La plupart des touristes se prêtent au jeu et il y a du choix. Pour nous impossible, malgré la tentation. Le poids du sac à dos nous rappelle chaque jour que nous avons emmené suffisamment.

 

La ville plait autant qu’elle déplait. Si vous cherchez de l’authenticité ce n’est pas le bon endroit. En revanche les alentours de Hoi An sont très chouette à explorer, entre rizières ou l’on aperçoit des buffles d’eau et bord de mer. Il est possible de profiter d’un transat pour le prix d’une boisson toute la journée. Nous avons apprécié la plage « Hidden Beach » pour nous reposer et nous baigner.

 

À noter tout de même, le Precious Heritage Art Gallery Museum, notre coup de coeur ! Ouvert en 2017, le musée expose les oeuvres du photographe français Réhahn. On plonge dans l’univers tribal vietnamien à travers des portraits et des costumes traditionnels. La collection est constituée de pièces offertes à l’artiste par les chefs de tribus au cours de ses nombreuses explorations du Vietnam. C’est LE musée à ne pas louper! Cerise sur le gâteau, l’exposition est gratuite.

HUE

 

La ville de Hué vaut le détour pour son centre historique et la visite de l’ancienne cité impériale. Personnellement après la visite des ruines d’Ayutthaya et de Sukohtai en Thaïlande, nous sommes restés sur notre faim. Si le style est remarquable, l’état de la cité laisse vraiment à désirer. Il s’agit d’une pièce unique du patrimoine vietnamien qui semble avoir été transformée en attraction, sans pour autant profiter des rénovations et entretiens qui résultent de l’activité touristique et de son classement au patrimoine mondial.

 

A Hué il est aussi possible de se balader dans un parc aquatique abandonné, une activité grisante qui sort de l’ordinaire. Le parc est situé à 7km de la ville et nous y sommes allés en scooter.

Officiellement l’entrée est interdite et un gardien veille mais en réalité tout le monde peut entrer en graissant la patte du dit gardien. Il faut compter 20 000 dông pour le parking et 20 000 pour l’entrée. Nous avons eu la chance de rentrer sans payer. Un groupe d’américain suivait un guide et le gardien a cru que nous étions avec eux. 

 

Bord de mer et villages. Nous nous sommes également baladés en scooter vers la mer, dans des zones de marais ou l’on trouve quantité de pêcheurs. C’est la partie que nous avons préféré à Hué. Nous perdre dans les villages alentour à la rencontre des vietnamiens et des paysages maritimes.

Porte de la cité impériale de Hué

HANOI

 

Hanoi est une ville bondée, le trafic y est intense et le bruit omniprésent. Deux jours permettent de se faire une bonne idée de la ville.

 

Nous y sommes passés trois fois au grès des étapes du voyage ce qui nous a permis d’arpenter les différents quartiers de la ville et de constater des atmosphères très différentes !

Concrètement, nous avons vu deux ambiances très différentes à Hanoi. Le centre nouveau et historique sont très pollués et bondés. Les facades grisâtres et l’hyper activité rendent ces quartiers peu agréables. Mention spéciale pour le vieux centre où les ruelles étroites pleines d’attrape touristes et disgracieuses sont oppressantes. Exception faite du dimanche où le centre devient piéton. Ce jour-là, les vietnamiens descendent dans les rues et offrent une ambiance festive qui rend la ville bien plus agréable.

 

Autre partie de la ville, autre ambiance. Il existe de nombreux lacs à Hanoi, mais le plus grand est Ho Tay. Ses abords sont une bouffée d’oxygène. Nous avons découvert la rive Sud lors de notre première venue dans la ville au cours d’une balade jusqu’au mausolée d’Ho Chi Minh. Les rives Nord et Est nous ont permis de finir le Vietnam sur une note positive lors de notre ultime visite. Au Nord, nous avons découvert un quartier quasi exclusivement vietnamien aux avenues larges et paisibles. À l’Est, le quartier français nous a permis de nous restaurer dans les nombreux restaurants et cafés. 

 

Pour résumer, Hanoi est une ville très hétéroclite. Il y en a pour tous les goûts. Vous pouvez aimer comme detester, en fonction de vos attentes et des lieux que vous visiterez. 

CAT BA : Baie d’Ha Long et baie de Lan Ha

 

Nous avons choisi la ville de Cat Ba pour visiter la baie de Lan Ha et une partie de la baie de Ha Long car elle est moins bondée et moins chère que la ville d’Ha Long.

La ville en elle-même ne présente pas d’intérêt. En revanche la nature est top dans ce coin ! Il y a de nombreuses balades à faire : parc national Vuon Quoc Gia, visites des nombreuses grottes - dont certaines ont servi de refuge pendant la guerre, voire d’hôpitaux. 

 

Nous avons décidé de louer un bateau de pêcheur avec Clémentine, rencontrée en Thaïlande et retrouvée à Hanoi, afin de visiter la baie de Lan Ha. Comme souvent au Vietnam, deux sentiments prédominent. L’émerveillement devant ce paysage unique où la roche semble avoir transpercé la mer ; la tristesse, voire le dégoût face à des eaux aussi polluées. Depuis notre départ en janvier dernier, il s’agit du lieu le plus pollué qu’il nous ait été donné de voir. Des bouteilles en plastique côtoient à la surface toute sorte de déchets ménagers et quelques poissons morts, sans doute de l’ingestion de détritus. 

Trajet Cat Ba - Hanoi - Ha Giang

Nous étions fatigués des bus-couchettes à la fin du séjour -  une dizaine en trois semaines et nous nous sommes accordés le luxe d’un mini van (9 places contre 40 en bus classique) pour faire Hanoi-Ha Giang aller et retour. Le trajet a été impeccable (via Sinh Tourist ) et du coup les six heures de routes ont été agréables. Bouteille d’eau à disposition, pause toutes les deux heures de 15 minutes (standard au Vietnam pour les bus sans toilettes) et chauffeur qui n’hésite pas a utiliser un traducteur pour communiquer avec nous.

HA GIANG

 

La boucle d’Ha Giang ! Dans nos moments de doute, dans les pires expériences que nous avons vécu au Vietnam, c’est l’attente de la boucle d’Ha Giang qui nous a fait tenir. 

 

Nous arrivons le matin dans la ville du nord et souhaitons prendre la route le plus rapidement possible car nous n’avons que 3 jours avons notre vol pour Taïwan. Ayant repéré une auberge sur internet, nous y louons un scooter, laissons nos backpacks et notre linge à la laundry. C’est parti!

 

Il s’en suit trois jours dans des paysages majestueux. Il s’agit d’une des plus belles régions que nous ayons vu depuis notre départ. Le premier jour, trois heures de route sont prévues. Les chemins sont cabossés, la circulation pas toujours « safe », la pluie souvent au rendez-vous mais nous en prenons plein les yeux. Nous arrivons à Yen Minh à la nuit tombée et découvrons une super auberge (à retrouver dans belles adresses)

 

Le deuxième jour, nous effectuons une petite entrée « illégale » en Chine. Il s’agit plutôt d’une attraction, scooters et minivans marquent tous l’arrêt mais la symbolique est suffisamment belle pour passer un bon moment. Nous poussons un peu plus loin jusqu’à la tour du Drapeau avant de redescendre vers Meo Vac. 

 

Le troisième jour, nous entamons la plus grosse part du trajet. Nous profitons des nombreux villages sur la route pour nous arrêter prendre des photos, jouer avec les enfants et profiter du paysage. Nous décidons de prendre la route de Du Gia pour rejoindre Ha Giang. Après avoir avalé sans problème les côtes, nous commençons à redescendre vers la route reliant Cao Bang à Ha Giang, et là… C’est le drame. 

 

Notre scooter décide de s’éteindre en plein milieu de la descente. On met du temps à s’en rendre compte car nous nous laissions porter par la vitesse naturelle de la route. Nous essayons plusieurs fois de le redémarrer mais sans succès. Un village nous apparait un peu plus bas, nous reprenons donc notre trajet en roue libre. Là, les locaux semblent nous dire qu’il faut continuer ainsi jusqu’à un garage situé plus bas. Les kilomètres s’enchainent et toujours rien. Nous prions pour que la route ne remonte pas brutalement. Nous finissons par trouver une petite cabane en bord de route qui ressemble à un atelier. Un vietnamien en sort, il regarde le scooter, essaie de le redémarrer pendant 5 bonnes minutes et là, miracle ! Ca marche ! 

 

Nous voilà repartis ainsi jusqu’à Ha Giang. La route est de plus en plus désastreuse mais nous arrivons à destination. 

 

La boucle est vraiment l’un de nos meilleurs souvenirs au Vietnam. Se retrouver dans la nature, rencontrer les populations locales moins habituées au tourisme qu’ailleurs et donc bien plus avenantes, nous a fait énormément de bien. 

Trajet Ha Giang - Hanoi

 

Au retour nous prenons la même voiture qu’a l’aller avec une compagnie différente cette fois.

Le chauffeur roule n’importe comment (remarquez on est tout à fait habitués maintenant)  et lance sa playlist musical à fond dans les hauts-parleurs. Il était 7 heures du matin et tout le monde semblait vouloir dormir.  On a pris notre mal en patience mais après une heure de trajet (il en restait cinq) nous n’en pouvions plus. 

Nous lui demandons donc gentiment de baisser ce qu’il a fait, l’espace de cinq minutes, avant de remettre fort. 

Il s’est ensuite arrêté plusieurs fois sur la route pour convaincre des vietnamiens qui attendaient aux arrêts de bus de monter dans le van (ça vous rappelle quelque chose ?). 

Heureusement tous ceux montés sont redescendus en voyant qu’il n’y avait aucune place. Du coup pour compenser ses multiples arrêts, le chauffeur a encore accéléré et à supprimé les pauses à l’exception d’une seule qui a duré cinq minutes montre en main. A peine revenu des toilettes, il faisait déjà mine de s’en aller pour que nous nous dépêchions. Nous lui avons demandé cinq minutes supplémentaires pour une cigarette, qu’il nous a laissé a contrecoeur. En signe de rétorsion suite à cette micro pause, il a coupé le wifi du bus.

Pas exactement le genre de service auquel on s’attend en prenant un bus « vip » trois fois plus cher qu’un bus classique. Clou du spectacle : il ne nous a pas déposé à notre hôtel (comme c’était convenu dans le prix payé) mais jetés dès que possible à l’entrée de la ville d’Hanoi.

Merci chauffeur, au plaisir !

 

On venait de terminer Ha Giang des étoiles dans les yeux et comme un pied de nez ce nouvel incident semblait nous dire « qu’est ce vous croyez ? C’est comme ça au Vietnam. »

Vous l’aurez compris, le Vietnam a été une surprise pour nous dans tous les sens du terme.

Nous avons été confrontés pendant ces trois semaines au pire et au meilleur, rencontrés des personnes adorables et d’autres absolument détestables, vu des paysages magnifiques et des endroits surcotés qui ne valent pas l’arrêt.

 

Les différents épisodes racontés ci-dessus ne sont qu’une illustration des comportements à notre égard pendant notre séjour au Vietnam et forcément ça nous interroge. 

Hasard malheureux, norme vietnamienne ? Ce n’est en tout cas pas et de loin la population la plus chaleureuse que nous ayons rencontrés. Et c’est ce qui donne un goût amer à notre temps là-bas, bien que les paysages soient effectivement très beau.

CONSEILS AVANT D'ALLER AU VIETNAM

Le Vietnam nous a sans cesse sorti de notre zone de confort mais pas toujours de manière positive. Je crois qu’avant de partir il est bon de savoir que :

 

  • La communication n’est pas aisée

 

Peu de personnes parlent anglais, même dans les services touristiques (hôtels, transports, restaurants). Si c’était à refaire nous prendrions un abonnement internet d’un mois pour pouvoir utiliser un traducteur. On pouvait le faire lorsque nous avions le wifi, essentiellement dans les grandes villes.

Le vietnamien n’est pas une langue facile (en dépit de l’alphabet latin) et si nous avons appris la base pour pouvoir communiquer, l’accent nous faisait défaut.

L’écoute et la patience ne sont pas les qualités principales des vietnamiens. Très souvent si on ne comprend pas ce que vous voulez, aucun effort ne sera fait et en l’espace de quelques secondes on ne vous écoutera plus.

 

  • En tant que touriste on ne vous fera pas de cadeau

 

Les exemples sont légions dans l’article. J’ajouterais qu’on se faisait régulièrement ignorer dans les magasins et marchés ou mieux, dépasser par plusieurs personnes dans les files d’attentes. Le résultat était le même : les vietnamiens présents étaient toujours prioritaires.

 

  • Il y a des arnaques très rodées difficiles à déjouer

Fausses agences : une compagnie de bus s’appelle Sinh Tourist et a très bonne réputation. Nous avions pris l’habitude d’acheter nos billets chez eux après de mauvaises expériences ailleurs. Arrivés à Hanoi, nous cherchons l’agence et surprise : dans la rue en question, non pas une mais 5 agences identiques, toutes clamant être l’officielle avec pour preuve le vraie numéro de téléphone et la bonne adresse email.

Dans ces cas-là le mieux est de regarder sur le site officielle l’adresse de l’agence.

 

  • La notion de respect n’est pas la même qu’en occident

 

On peut qualifier les vietnamiens de « sans-gêne » dans notre référentiel français. En effet les gens se bousculent, crachent, se coupent les ongles de pieds dans la rue, se grattent le nez en public, se raclent la gorge, mettent de la musique et des films à fond sur leur téléphone sans écouteur, parlent fort, etc

Ça fait très bizarre les premiers jours et puis on s’habitue.

 

Par ailleurs et pour ne rien vous cacher, le Vietnam est un pays jonché de détritus. La population ne gère pas du tout les déchets. Tout est jeté par terre ou dans la mer. On a été particulièrement choqués à la baie d’Ha Long et de Lan Ha. Elles sont toutes deux magnifiques mais dans un état déplorable. Par moment notre bateau avançait dans une mer de déchets en tout genre (plastique, carton, ustensiles de cuisines, textile…) et ça fait mal au coeur.

 

Je précise que ce problème n’est pas que vietnamien. Nous l’avons aussi vu en Thaïlande et en Indonésie mais dans une ampleur moindre. On trouvait au moins des poubelles dans les rues. Au Vietnam même dans les grandes villes, trouver une poubelle est une chasse au trésor. Et d’ailleurs c’est à Hanoi que l’on a recensé le plus de cafards depuis le début de notre tour du monde. CQFD.

 

Pour résumer, si vous voulez visiter le Vietnam, foncez ! mais soyez bien préparés. 

 

Si vous prévoyez de passer moins de trois semaines dans le pays, concentrez-vous sur le centre et le nord. N’hésitez pas à prendre des compagnies de bus plus qualitatives comme TheSinhTourist (en consultant le site web pour acheter au guichet officiel) ou pour les long trajets (7h et +) à prendre l’avion. 

 

Si vous avez le permis moto, nous vous recommandons chaudement de louer une moto pour l’ensemble de votre voyage. Vous aurez la possibilité de faire ce que vous voulez et de vous perdre dans la nature. Ne vous attendez pas à nouer de contacts forts avec les vietnamiens (et peut-être aurez vous de bonnes surprises !) et ayez avec vous un traducteur. 

 

Faites-nous part de votre expérience au retour, ça nous intéresse ! « Cam on ! » (merci)